Dans la nuit du samedi 28 au dimanche 29 mai, lors d’un festival de musique Open-Air Fest à Darmstadt, trois jeunes femmes ont signalé aux policiers présents sur les lieux qu’elles avaient été victimes d’agression sexuelle. Trois suspects ont immédiatement été arrêtés, des hommes âgés de 28 à 31 ans, demandeurs d’asile d’origine pakistanaise. Peu de temps après, quinze autres victimes se seraient manifestées auprès du commissariat. Décrites comme « majoritairement jeunes », elles racontent toutes le même scénario, un lugubre écho aux événements de Cologne : entourées par de « petits groupes » d’hommes, elles auraient subi des attouchements sexuels.

Grâce à sa migratoire, le pays d’Angel Merkel a accueilli plus d’un million de migrants en 2015. Un véritable « parcours d’intégration » attend les réfugiés. Ainsi, quelques semaines après la vague de viols et d’agressions sexuelles du Nouvel An, un site Internet Zanzu.de (« Mon corps et mes mots en image ») rappelait les règles de bonne conduite sexuelle. En avril, sous prétexte de « lutter contre le dans les transports », une compagnie ferroviaire allemande avait créé des wagons exclusivement réservés aux femmes à Cologne. Au Danemark, les incidents se multiplient dans les bars et les boîtes de nuit. La Suède, en deuxième position du palmarès mondial des pays recensant le plus de viols, est bien partie pour en devenir lauréate. En Autriche, la police trouve des solutions ingénieuses : elle conseille à une jeune femme agressée de se « teindre en brune ». En France, la République de gauche reste étonnamment muette sur le sujet.

Pourtant, la n’a jamais été aussi élevée. Le nord de Calais est défiguré par ce que l’on nomme, à juste titre, la « jungle ». Dans le XVIIIe arrondissement de Paris, 900 migrants s’abritent sous des bâches : Anne Hidalgo a donc annoncé qu’un camp humanitaire serait installé dans la ville. Des milliers de témoignages viennent corroborer le sondage de Boulevard Voltaire, interrogeant plusieurs femmes d’âges et d’origines variés sur leur sentiment de sécurité dans les transports en commun parisiens : la majorité évitait de les emprunter le soir, une déclarait ne pas porter de jupes parce qu’il faut « s’habiller correctement ». On en conclut qu’il faut s’adapter à l’envahisseur. Ce n’est pas le complice qui nous protégera ! D’ailleurs, ce week-end, un sondage du Figaro annonçait que 83 % des votants (plus de 10.000) ne font pas « confiance aux autorités pour assurer la sécurité des fan-zones durant l’Euro 2016 ». Alea jacta est.

3 juin 2016

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