n’est pas énergique, c’est un hystérique survolté qui s’agite énormément sans aucun résultat. C’est un fait : il hurle, brandit le poing, prône la fermeté et fait les gros yeux, mais les chiffres sont toujours plus catastrophiques : le chômage, comme la , explosent.

Mais a toujours raison, il faut être prévenu. Et est le chef. Chef d’une gauche qui ne supporte ni l’ordre, ni les règles, ni le sacré, à moins qu’elle ne décide de les incarner.

On se souvient de ce pauvre pompier obligé de subir publiquement les foudres du ministre de l’Intérieur à qui il avait refusé de serrer la main… C’est plus récemment la secrétaire d’État au Numérique, Axelle Lemaire, qui en a fait les frais. Lors d’un séminaire gouvernemental, cette dernière a osé prendre la parole alors que les ministres débattaient sur l’Éducation, et notamment sur le plan de Najat Vallaud-Belkacem sur la laïcité à l’école, mis en place après les « incidents » survenus dans les écoles à la suite des attentats.

« Si on ne comprend pas que le problème, c’est Internet, alors on n’a rien compris », a lancé Axelle Lemaire. Passons sur le côté stupide de l’intervention (Dieu merci, tous les jeunes ayant accès à Internet ne deviennent pas djihadistes, même en cas d’enfance difficile), et revenons à Manuel Valls. Avant même que la secrétaire d’État n’ait pu finir sa phrase, ce dernier l’a brutalement interrompue : « On parlera d’Internet une autre fois […] On a tous compris depuis longtemps le problème d’Internet, mais on n’est pas là aujourd’hui pour en débattre. »

Il avait peut-être raison, mais on peut aussi dire les choses gentiment sans humilier ses interlocuteurs. Parce que si le « vivre ensemble » n’existe même plus dans les séminaires gouvernementaux…

Axelle Lemaire a découvert que nous étions gouvernés par un hystérique, c’est quand même nettement plus grave pour la France que pour son orgueil personnel. Sauf que la pauvre bichette s’est mise à pleurer avant de se justifier : « Je ne voulais pas débattre, je voulais juste qu’on aborde le rôle d’Internet dans la structuration des réseaux djihadistes. »

Un peu gêné, a renchéri : « Je sais, on va dire que je suis trop sévère. » Notons qu’il est gênant de confondre hystérie et sévérité : les Français préféreraient sans doute qu’Axelle Lemaire puisse finir ses phrases et que la « sévérité » de leur Premier ministre s’illustre plutôt dans les chiffres de la ou du chômage. Pourtant, rassurez-vous, avant de partir, a lancé un « Mais on t’aime tous, Axelle ! »

Clip de fin. Nous sommes gouvernés par des acteurs de série B.

Depuis, tout le monde est content. Axelle Lemaire a eu son clip ridicule contre le djihad, exploite tant qu’il peut l’« esprit du 11 janvier » et grappille quelques points dans les sondages. Et pendant ce temps-là, les armes de guerre continuent à s’entasser dans les caves des banlieues.

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4 février 2015

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