« Nous n’allons pas nous laisser faire » : derrière Jordan Bardella, le RN fait bloc
Zone de turbulences. Mediapart a lancé une bombe médiatique, ce 28 septembre, en révélant des propos attribués à Jordan Bardella dans lesquels on découvrirait un « antisémitisme obsessionnel » au travers de propos tenus lorsque ce dernier avait 16-18 ans. Derrière son président, qui dénonce des « faux grossiers », le RN fait bloc.
En réunion de groupe ce mardi 29 septembre, avec l’ensemble des parlementaires, Marine Le Pen a donné le ton de la riposte : « Nous n’allons pas nous laisser faire. » La candidate à la présidentielle prend la défense de celui qu’elle a désigné comme son futur Premier ministre en cas de victoire et dénonce une « manipulation » et des « violations déontologiques ». Les dirigeants du RN partent au combat vêtus d’un « costard en Kevlar™ », du nom de cette matière propre aux gilets pare-balles. Le ton est donné. « Non seulement nous allons contre-attaquer et saisir bien entendu la Justice, mais nous allons démonter cette manipulation et nous saurons qui est derrière. » La députée du Pas-de-Calais évoque des attaques « violentes et brutales » contre « l’honneur et la considération » du président du RN. « Nous arriverons, au travers de cette grossière manipulation, à démontrer la véritable nature de Mediapart », tempête Marine Le Pen, qui cloue au pilori un « média militant, d’extrême gauche assumé ». Et de citer le « soutien » du média d’Edwy Plenel aux « terroristes islamistes qui ont assassiné les 11 athlètes israéliens lors de Jeux olympiques [en 1972] » et « des islamistes qui ont assassiné et blessé des milliers d’Israéliens lors du 7 octobre ». Ainsi, la candidate souhaite révéler « le vrai visage » de Mediapart et ses « vrais objectifs qui n’ont rien à voir avec un objectif journalistique ».
« Ces propos n'ont jamais été les miens »
Même état d’esprit chez Jordan Bardella. « C’est une opération de déstabilisation de la campagne présidentielle dont l'objectif est de m'assassiner politiquement ! », dénonce-t-il, en arrivant à l’Assemblée nationale, avant de prendre la parole en début de réunion.
« Il va falloir sortir les casques lourds, nous allons être attaqués, explique le président du RN, devant les députés et nouveaux sénateurs du parti réunis. Nous sentons les prémices d'une guerre totale qui va nous cibler un a un. Ça a commencé avec les accusations fallacieuses de Mediapart. Ces propos n'ont jamais été les miens. » Tout au long de la journée, les parlementaires font bloc derrière leur président. « Après les affabulations odieuses que j’ai subies, c’est Jordan Bardella qui est diffamé, souligne Jean-Philippe Tanguy, comme par hasard le jour où un sondage confirme notre dynamique face à un système qui s’effondre sous ses échecs et ses mensonges. » « Nous savions que dans cette campagne, tous les coups seraient permis, les plus déloyaux, les plus ignobles », s'insurge, pour sa part, Sébastien Chenu.
« Une manipulation vulgaire »
« Ni le Jordan Bardella d'aujourd'hui ni celui d'il y a dix ans n'aurait pu tenir ces propos délirants. Le Rassemblement national est sans ambiguïté dans la lutte contre l'antisémitisme, se défend Thomas Ménagé, sur le plateau de 4vérités. Sortie au lendemain de notre victoire aux sénatoriales, cette affaire est un coup monté ! » « C'est une manipulation vulgaire, un montage grossier, j'apporte tout mon soutien à Jordan Bardella », note Éric Ciotti, « les Juifs de France savent très bien qui est dangereux pour eux, certainement pas Jordan Bardella. »
« J’ai totalement confiance en Jordan Bardella, affirme, quant à elle, Marion Maréchal, sur le plateau de BFM TV. Il a fermement démenti ces attaques venant d’un média d’extrême gauche qui est un adversaire revendiqué. » Elle écrivait, la veille au soir : « Sans surprise, tous les mensonges et toutes les manipulations seront tentés pour salir et empêcher la victoire du camp national en 2027. »
La chasse politico-médiatique est lancée. Il y a comme un flottement étrange, dans l'air. Les jours à venir seront décisifs.







































139 commentaires
Mauvais choix de défense du RN. Très mauvais choix.
Le parti aurait dû réagir à l’article de Médiapart en « haussant les épaules », montrant que l’exhumation de messages datant de 13 ans n’a aucune importance, qu’ils soient vrais ou non.
Ils ont hélas choisi de s’indigner bruyamment « c’est que des menteries ». C’est une erreur, car 1/ répondre à une attaque c’est lui donner de l’importance, et 2/ si c’est vrai, comme je le crois, le parti en sera incommodé et Bardella va traverser le désert.
E. Macron est en train de nous refaire le coup de Nael en accusant sans preuve J. Berdella !!!
Ce n’est pas au RN de se justifier mais à Médiapart de justifier de ses accusations…
La position de notre Président est inacceptable !!! Il devrait plutôt s’attaquer à J.L. Mélenchon …
Œil pour œil,dent pour dent.
La presse caniveau, initiée par l’extrême gauche qui bénéficie aussi au centre va devenir la nouvelle référence des campagnes politiques faute de programme et de résultats probants des élus actuels.
Petites précisions mais de grande importance afin de comprendre la galaxie Mediapart. Il créé en 2019 le FPL, Fond d’aide pour une Presse Libre puis fin 2025 le fond d’aide Juridique » Ripostes » en partenariat avec l ONG Media Defence- fond recevant des subsides de GMDF c’est à dire Global Media Defence Fund de l’UNESCO-, elle même subventionnée par Soros
Donc bien que Mediapart soit exclusivement financé par ses abonnés et assume ses propres frais de fonctionnement, un levier d’action indirect majeur apparaît ici .Mediapart dispose désormais d’un puissant relai pour déléguer au fonds « Ripostes » les vagues d’attaques judiciaires découlant des enquêtes et des alertes qu’il crée
Mais quel est le projet initial du fond « Ripostes » , vous l’aurez compris ; contrer l’ascention du RN et plus généralement l ‘extrême droite mais aussi les grands groupes industriels et notamment celui de Vincent Bolloré .Et puisque » Ripostes » est là pour protéger juriquement tous les medias ( de gauche évidemment )le bal ne fait que commencer. L’attaque contre J.Bardella n’est probablement que le premier Opus , il y en aura d’autre, soyez-en ceratins; peut être la fermeture de Cnews ?
La classe politique de l’extrême gauche aux LR et la majorité des journaleux semblent ignorer la présomption d’innocence , ce n’est pas à leur honneur .
Quand le gouvernement du génocidaire Benyamin Netanyahou s’acoquine avec les mouvements populistes européens, personne n’est dupe.
C’est une stratégie rondement menée.
Le Dr. Israel Shahak, professeur israélien, survivant de l’Holocauste et défenseur des droits civiques résume bien la situation lorsqu’il dit :
« Les nazis m’ont fait peur d’être juif, et les israéliens me font honte d’être juif. »
Le peuple israélien, peuple résilient, mérite mieux qu’un piètre premier ministre comme Netanyahou.
Espérons qu’ils sauront l’exprimer lors des prochaines élections.
Quant à Netanyahou, s’il est déchu, il sera rattrapé par un procès pour corruption.
Ce n’est pas le problème des Français dans cette discution
actuellement !!!
Sauf que l’un des ministres du très contesté Netanyahou accorde son soutien à Jordan Bardella.
Il y a mieux comme soutien.
Vos sources pour affirmer qu’il y a eu génocide à Gaza ? A jazeera ? Le journal financé par le Qatar ? Comme sources objectives on peut trouver mieux !
Au même titre que le Hamas, Netanyahou a été reconnu coupable par l’ensemble de la communauté internationale de crimes de guerre et de crimes contre l’humanité.
Il fait l’objet d’un mandat d’arrêt international.
Le nombre de morts à Gaza a même été officialisé par Israël.
73387 morts dont 21700 enfants, 11200 femmes, 5200 personnes âgées, 35000 hommes, 174250 blessés, 260 journalistes.
Des milliers de personnes sont toujours sous les décombres.
Quand Netanyahou autorisait Tsahal a tuer 500 civils pour 1 terroriste du Hamas éliminé, on ne parle plus de dommage colatéral mais d’épuration ethnique.
Cela ne m’empêche pas de condamner les actes barbares commis par le groupe terroriste du Hamas le 7 octobre qui relèvent d’une ignominie sans nom.
Je pense notamment à ce qu’ont subi les otages et leur famille.