Notre-Dame de Nice : nouvelle agression, lundi soir. L’individu est entré en hurlant en arabe dans la basilique, a craché par terre et menacé le sacristain. C’est la énième agression dans ce lieu de culte du centre-ville de Nice, théâtre d’un attentat sanglant, il y a un peu plus d’un an : trois personnes avaient été égorgées par un terroriste islamiste, le 29 octobre 2020.

 

Les jours se suivent et, malheureusement, se ressemblent : à Nice, une nouvelle agression a eu lieu, lundi soir, qui aurait pu, là encore, dégénérer.

L’individu en situation irrégulière a fait irruption dans la basilique vers 18 h, il s’est mis à hurler en langue arabe, à cracher par terre. Il est reparti puis est revenu, quelques minutes plus tard, se montrant menaçant.

Selon une source proche de l’enquête, « le sacristain qui avait été informé de la précédente intrusion s’est approché du suspect alors qu’il recommençait à hurler en arabe et à cracher par terre. L’homme s’est montré menaçant et il a été décidé de déclencher le bouton d’appel d’urgence. »

Le suspect, un ressortissant tunisien de 26 ans en situation irrégulière et alcoolisé, a essayé de s’enfuir en menaçant le sacristain, mais celui-ci l’a suivi à distance en attendant l’arrivée de la police. Il a été interpellé par les policiers municipaux à deux pas de la basilique, avenue Jean-Médecin. Il a été placé en garde à vue et dans l’attente de son jugement.

Une plainte a été déposée et une enquête ouverte.

Le maire de Nice, Christian Estrosi, a publié un communiqué sur Twitter pour remercier les forces de police et appelé à des sanctions sévères « alors que nous allons commémorer l’attentat du 29 octobre 2020 ».

Depuis cet attentat sanglant, qui a profondément choqué la communauté chrétienne le 29 octobre, à et en France, l’insécurité pèse sur les lieux de culte catholique, et particulièrement celui-ci, situé en plein centre-ville dans un quartier fortement communautarisé.

Rappelons que depuis l’attentat, plusieurs autres incidents aux conséquences potentiellement mortelles ont eu lieu : le premier, cinq mois seulement après l’attentat : un individu avait interrompu la messe de 11 h, le 20 mars, et exprimé haut et fort son soutien à « ses cousins musulmans », cautionnant l’attentat sanglant qui s’était produit dans cette même basilique, L’homme avait été interpellé par la police puis mis en garde à vue pour apologie du terrorisme.

Le deuxième incident, le 3 juillet 2021, vers 18 h, un homme de 27 ans, visiblement alcoolisé lui aussi, a voulu voler le tronc de l’église et a proféré des menaces de mort à l’encontre des personnes venues empêcher l’effraction, le sacristain, deux fidèles et lui-même. Après avoir tenté de les agresser physiquement, celui-ci a lancé : « Je vais revenir et je vais tous vous tuer. » Il avait finalement été interpellé par la police municipale et incarcéré, dans l’attente de son jugement.

J’avais interrogé le sacristain suite à cette agression : excédé, à bout de nerfs, celui-ci m’avait lancé : « Qu’est-ce que vous voulez que je vous dise, les agressions, je ne les compte plus. »

Il faut saluer le courage de cet homme qui a succédé à Vincent Loquès, le précédent sacristain égorgé le 29 octobre dernier.

En attendant, n’avons-nous rien d’autre à faire que de déplorer les drames lorsqu’ils se sont produits et allumer des bougies en mémoire aux victimes ? Comment accepter une telle démission de l’État dans sa capacité à protéger les lieux de culte et les croyants, face à une menace extrêmement vivace dans ce quartier de Nice, et à proximité immédiate de la gare, où arrivent par le train et en toute impunité les immigrés  en provenance d’Italie ?

 

 

 

 

 

 

13 octobre 2021

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