Les gens promoteurs de principes aussi vastes que leur néant intellectuel ne constituent pas une race en voie d’extinction. Des mots comme « responsabilité » ou « austérité » sont autant de formules incantatoires qui n’ont pas droit de cité dès lorsqu’il s’agit de se les appliquer à soi-même.

Au sein de l’Union européenne, notre pays fait partie des «contributeurs nets ». Il verse plus d’argent qu’il n’en reçoit. 20 milliards de versés en moyenne contre 13 milliards en retour. Vous l’aurez compris, la France est plus Pompée que César. Notre argent et celui des Allemands contribuent grandement à financer la croissance des pays de l’Est qui, pour le coup, sont des « receveurs » nets. Le premier d’entre eux, la Pologne, ne s’en prive pas, et continue d’acheter du matériel militaire américain, favorisant également l’installation de missiles Patriot en direction de la Russie. L’Europe, c’est la paix, n’est-ce pas !

Mais que deviennent les 7 milliards restants (PLUSceux des autres pays) ? Ils servent à financer le train-train des fonctionnaires européens, soit la bagatelle de 55 000 personnes. Rien qu’à la Commission européenne (environ 30 000 personnes), ¼ de nos bienfaiteurs gagne plus de 10 000 € / mois. 214 gagnent entre 15 000 et 18 000 € / mois, ce qui équivaut au salaire d’un chef d’État. Ces chiffres proviennent du Financial Times allemand qui, c’est bien connu, constitue une officine complotiste active.

Les retraites, quant à elles, atteignent 70 % du salaire. Les fonctionnaires peuvent en bénéficier après seulement 15 années de cotisation, et à taux plein s’il vous plaît. Cela veut dire qu’au bout d’à peine deux ans, un fonctionnaire européen peut toucher ce qu’un cadre du privé obtient après avoir travaillé durant quarante années ! Sauf qu’un certain nombre, en particulier les fonctionnaires de la Commission, les juges ou les avocats généraux de la Cour de justice, ne s’acquittent d’aucune cotisation.

Traduction : c’est le contribuable qui passe à la caisse. Pendant ce temps, ces « gens » sont bien souvent exonérés d’impôt sur le revenu et leurs frais de transports (taxis, jets privés…) entièrement pris en charge.

À noter que ce sont ces mêmes personnes qui militent sans cesse pour une responsabilisation budgétaire, une aide massive aux de fraîche date, une augmentation du temps de travail et… la réduction du nombre de fonctionnaires. Imbattable sur le plan de l’humour, a peut-être trouvé un adversaire à sa taille.

Bref, c’est tout simplement inadmissible. Si nos hommes politiques voulaient un tant soit peu paraître sincères dans leur volonté de construire une « autre » Europe, dénoncer ces privilèges honteux en période de serait déjà un bon début.

4 septembre 2015

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