Écartée de la direction des Républicains, NKM a longtemps erré dans les rues de Paris, simplement vêtue d’une peau de bête et d’un tailleur Chanel dépareillé. Au terme de ce vagabondage qui l’a vue se nourrir de cueillette, l’ancienne égérie de « qui nous savons » revient lentement à la civilisation. Après quelques soins réparateurs, la stratégie de son retour sur le devant de la scène se précise. Dans la ligne de mire : les primaires. Lesquelles ? Elle verra plus tard… Pour l’instant, la question est de se faire voir, de prouver qu’on existe. Dans un jeu télé, par exemple. Animée par Alexandra Sublet, dont la photo ornerait avantageusement les vitrines de salons de coiffure, l’affaire s’intitule « Action ou ». L’un n’empêche pas l’autre, concept obscur mais passons. Pour cet exercice, la flamboyante ex-candidate à la mairie de Paris figurera aux côtés d’une brochette d’ex de haut niveau. Voyez plutôt : Julien Lepers, ex-émerveillé de France 3, une future ex-miss France, JoeyStarr, ex-rebelle et, pour clore le tout dans le prestige et la volupté, une ex-participante de “Secret Story 8”. Que du très lourd !

En termes d’image et de crédibilité, inutile de dire que NKM sortira grandie de l’expérience, à la condition expresse qu’elle se destine à des primaires vraiment très primaires. Grotte, peintures rupestres, élection du plus beau Cro-Magnon. Son expérience dans cet univers la place grande favorite.

Deuxième étape de ce retour en force : l’inévitable livre. Ma nuit avec JoeyStarr devrait être laissé de côté au profit du titre plus évocateur de Sarko, il est pas beau. Véritable apologie des thèses du Parti socialiste, l’ouvrage devrait parvenir à convaincre l’électeur de gauche de voter contre son camp mais en même temps pour ses propres idées. Un sac de nœuds idéologique étayé par de nombreux croquis et une notice explicative. Pavé à paraître courant mars. En vente chez tous les garagistes.

Doté d’un charisme de ragondin, NKM part à la conquête de sa propre réussite. Excepté trois ou quatre bobos dépressifs, la cible est opaque. Sa seule issue en politique est de revendiquer haut et fort son propre arrivisme. Des affiches proclamant « Je veux le pouvoir et l’argent » pourraient éventuellement rallier quelques Français compatissants. Demandé gentiment, le service peut être rendu par certains extrémistes de l’empathie.

Les dents qui dépassent ne suffisent plus. Le politique de demain devra assumer ouvertement sa soif de puissance. Clamer son culte de lui-même. « Votez pour moi car je suis moi », voilà de la belle accroche !

D’après le JDD, aurait d’ores et déjà trouvé son directeur de campagne. De grands bureaux vides, des mètres cubes d’air et un clampin pour brasser le tout. Au centre de la surface, NKM éclairée avantageusement par vingt projecteurs et murmurant : « Je n’ai rien à dire mais, mon Dieu, que je le dis bien. » Poupoupidou… Waouh !

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