Editoriaux - Politique - 26 mai 2013

NKM à l’UMP ? Non, chez Prada…

NKM, c’est l’erreur de casting de l’UMP. Le personnage qu’on aurait vu ailleurs, faire autre chose : responsable d’un comité de parents d’élèves du XVIe arrondissement, gérante d’une succursale Fauchon, matrone d’un atelier haute couture, n’importe où mais pas là. Ce qu’elle fabrique à l’UMP, personne ne le sait très bien. Peut-être une taupe d’Europe Ecologie Les Verts ? Une espionne d’Harlem Désir ? NKM envoyée de BHL par le biais de DSK selon VGE… Les avis divergent.

De loin, comme de près, le tout sent le plan de carrière. Dans une émission de Ruquier, elle avouait à mots couverts lorgner sérieusement la place suprême. Mais le chemin est long… Les concours impitoyables. D’abord, la mairie de Paris, ensuite les primaires interminables et fastidieuses, corsage Chanel, ceinture Gucci derrière le pupitre et badaboum : l’Élysée. C’est simple comme bonjour, mais faut s’y atteler.

NKM s’est trompée de formulaire en sortant de son école. Dans un moment d’inattention, voilà qu’elle coche UMP au lieu de Front de gauche. La boulette ! Après, faut assumer. Chez Ruquier, faire semblant d’être de droite, soutenir Nicolas Sarkozy avec une pince à linge sur le nez… Un calvaire. Pour NKM, l’ennemie, c’est Marine Le Pen. L’horreur à l’état brut, le centre de ses cauchemars. Comme Mélenchon. Hélas, il déteste la blondeur. Pas de chance pour NKM, qui ne demandait pas mieux que de rattraper le coup et servir enfin le gourou dans son combat pour la juste égalité de l’égalitarisme des égalitaires. Pour tenter de séduire l’idole, elle a pris sa plume et tenté le pamphlet en forme de déclaration : « Le Front antinational », ça s’appelait. Une manière de dire : « Tu vois, mon Jean-Luc, que je mérite d’être à tes côtés dans ton juste combat contre l’hydre tentaculaire qui nous obsède toi et moi, my love… » Rien n’y a fait. Inflexible, le Jean-Luc : t’es blonde, tu viens pas !

Les stocks de teintures brunes ayant été épuisés par François Hollande, voilà notre NKM contrainte de continuer sur cette voie fâcheuse et de se présenter à la mairie de Paris sous étiquette UMP. Pas très classe, mais bon… sous étiquette Prada, c’était un peu too much my dear.

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