« Malgré son diplôme, ne travaille pas » (rtl.fr), « À 60 ans, le destin de cette mère de cinq enfants, qui a consacré sa vie à l’éducation de sa progéniture, pourrait basculer » (closermag.fr).

Je ne voulais pas écrire sur cette « affaire » qui ressemblait trop à une boule puante de campagne présidentielle. Boule d’autant plus puante que les attaques ne portent pas directement sur le candidat mais sur son conjoint.

Et puis que reproche-t-on à madame Fillon ? D’avoir travaillé pour son mari ? Ce n’est pas interdit et elle en a largement les compétences. D’avoir touché près de 6.000 € par mois ? Son niveau d’études le justifie. D’avoir travaillé chez elle ? La France est en retard sur le travail à distance.

Ce qui me dérange, c’est cette étrange discrétion. J’ai consulté les différents journaux qui parlent de madame Fillon ou les différents articles sur son époux et, nulle part, il n’est fait mention d’une quelconque activité d’attachée parlementaire, que ce soit de son époux ou de Marc Joulaud, suppléant à l’Assemblée nationale du Premier ministre en fonction, François Fillon, entre 2007 et 2012.

La « bio express » de Ouest-France passe cette période sous silence et le site de la commune de Solesmes se contente d’un modeste : « femme au foyer » (voir la photo). Sa fiche Wikipédia est muette.

Un consensus semble diriger la légende :

« Ils se marient le 28 juin 1980, dans le village d’enfance de Penelope. Par la suite, la jeune femme se consacre à sa vie de et élève ses cinq enfants. »

« Je suis une paysanne, [Paris] n’est pas mon habitat naturel », riait-elle. Soulignant préférer être dans leur manoir de la Sarthe avec les chevaux et leurs cinq enfants plutôt qu’à Paris, elle confiait : « On ne me reconnaît pas dans les rues, et je n’espère pas être reconnue. J’en serais terrifiée. »

Si s’interrogeait : « Qui imagine le général mis en examen ? » (au sujet de Sarkozy), je me demande aussi : qui imagine madame faisant l’objet d’une procédure judiciaire ?

26 janvier 2017

BVoltaire.fr vous offre la possibilité de réagir à ses articles (excepté les brèves) sur une période de 5 jours. Toutefois, nous vous demandons de respecter certaines règles :

  • Pas de commentaires excessifs, inutiles ou hors-sujet (publicité ou autres).
  • Pas de commentaires insultants. La critique doit obéir aux règles de la courtoisie.
  • Pas de commentaires en majuscule.
  • L’utilisation excessive de ponctuations comme les points d’exclamation ou les points de suspension rendent la lecture difficile pour les autres utilisateurs, merci de ne pas en abuser !

Vous pouvez désormais commenter directement sur Boulevard Voltaire :

Pas encore de compte, inscrivez-vous gratuitement sur bvoltaire.fr

La possibilité d'ajouter de nouveaux commentaires a été désactivée.