, président du parti Debout la France, a annoncé avant-hier sur TF1 sa candidature à l’élection présidentielle de 2017.

Le député de l’Essonne a dénoncé un “piège” tendu aux électeurs : “Soit vous continuez avec des incapables qui sont prisonniers de l’Union européenne, soit vous protestez avec le Front national mais vous ne gagnez jamais.”

Comment nier le constat qu’il fait ? En effet, à quinze mois de l’échéance, qu’avons-nous sous les yeux ? Toujours le même triste spectacle, avec d’un côté les favoris des médias issu des partis de gouvernement, ceux que Nicolas Dupont-Aignan appelle “les incapables qui sont prisonniers de l’Union européenne”, et de l’autre les extrêmes, stimulés par la collusion des partis du système.

Comment ne pas comprendre le succès de certain parti situé à l’extrême droite de l’échiquier politique dans un pays où l’autorité n’est guère plus qu’un lointain souvenir, où le drapeau est quotidiennement traîné dans la boue, et où le gouvernement ouvre les vannes de l’immigration totale ? Pour autant, convenons qu’il n’est pas sérieux, politiquement, de surfer sur la vague du ras-le-bol général.

Ceux-là ne comprennent-ils donc pas qu’ils sont les meilleurs alliés du système qu’ils dénoncent continuellement ? Car personne, bien sûr, n’osera leur confier un jour le pouvoir, et en stérilisant ces millions de voix qui pourraient faire évoluer les rapports de force au sein des partis de gouvernement, ils font leur jeu.

De leur côté, les partis de gouvernement, comme à chaque veille d’élection présidentielle, se préparent à faire semblant de se combattre.

Chacun s’agite et a à cœur de faire croire que “le changement, c’est maintenant”. Qu’il serait appréciable de pouvoir y croire même juste un instant, mais comment ? Alors qu’ils souscrivent tous à l’Europe de Bruxelles, cette Europe néolibérale et supranationale qui a totalement trahi l’idéal européen. Ils n’ont pas l’intention de nous faire sortir du piège que représente cette « construction » européenne paralysante pour la simple et bonne raison qu’ils ont contribué à la créer.

Les Républicains et le Parti socialiste sont les deux faces d’une même médaille. Une médaille œuvrant pour un système qui s’applique à détourner l’attention des électeurs avec des querelles d’apparat, afin de faire oublier qu’elle est le chien de garde d’une République mise sous tutelle extérieure, faisant en sorte que rien de fondamental ne change.

Voilà le piège que dénonce avec raison le député de l’Essonne.

16 mars 2016

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