Editoriaux - Histoire - 12 mars 2017

Ce n’est pas un nez, c’est un cap, c’est une péninsule…

Macron a un grand nez. Il n’y peut rien, et ses parents non plus. Le nez de Charles de Gaulle est plus grand que celui de Macron ; tout était grand, chez le grand Charles, surtout sa vision de la France qui manque singulièrement à tous les candidats du système…

Macron a, par ailleurs, des dents longues, au propre comme au figuré. Celle qui sont propres – Brigitte les lui fait brosser tous les matins – sont aussi écartées. Par ailleurs, il porte beau et a de l’allure. Macron est un être humain dont le physique a ses perfections et ses imperfections.

Lorsque l’on doit représenter Macron, on le fait avec l’espoir qu’il soit reconnu. Quand on l’affuble d’un chapeau haut de forme, c’est un code bien connu qui évoque tout simplement les banquiers dont il fait partie. Oui, mais attention, si l’humoriste Rémi Gaillard vous dit que “c’est en faisant n’importe quoi qu’on devient n’importe qui”, pour autant, n’importe qui ne peut pas faire n’importe quoi.

Un groupe de supporters de la droite l’a appris à ses dépens. Il poste sur le Net une caricature, voire un dessin représentant les influences de Macron, équipé de son nez et d’un chapeau haut-de-forme…

Immédiatement, la police de la pensée du camp du bien a réagi et un inconnu a dénoncé une évocation ignominieuse des heures les plus sombres de notre histoire, en l’occurrence l’apparition d’une campagne antisémite.

La réaction des Républicains ne s’est pas fait attendre ; on a sorti de la naphtaline Bernard Accoyer, ancien quatrième personnage de l’État, recyclé en parrain local veillant sur les emplois fictifs de ses poulains en Haute-Savoie et qui poursuit de sa morgue l’électorat traditionnel de la droite…

On sort l’arme fatale : des excuses sur papier à en-tête des Républicains. Plantu fait paraître, à peu près dans le même temps, une caricature reprenant nez et chapeau claque du sieur Macron, chapeau dont d’ailleurs il ne nous sortira probablement jamais un seul lapin et personne ne dit rien… Oui, mais Plantu a choisi son camp, en l’occurrence celui du bien puisqu’il émarge chez MM. Pigasse-Bergé-Niel…

L’ineffable François de la Sarthe nous en remet une couche hier en dénonçant la même caricature et savonnant la planche de ses supporters. Pathétique !

Que fera cette bande de politiciens en peau de lapin lorsqu’il s’agira – et ce ne seront plus des gentillesses de campagne – de mettre en œuvre leur programme pour sortir la France de son marasme et aller pourfendre les quartiers, le Code du travail, les inerties de la fonction publique, les oukases de l’Europe, s’ils se déballonnent à tout bout de champ ?

Ils sont incapables de canaliser ni punks à chien, ni antifas, ni camarades de Théo et encore moins un tweet débile du niveau de Valérie Trierweiler et ils veulent redresser la France en cinq ans ? Mais il leur faudra cinq siècles ! Ils ont l’aiguille du trouillomètre dans la zone rouge : leur job à 150.000 € par an au Parlement, ça sent le roussi pour 2017…

À propos de nez, on aimerait un meilleur cap !

À lire aussi

11 novembre et 13 novembre : même combat !

La France a gagné la guerre et obtenu la paix car elle savait qui était son ennemi. Aujour…