Avant même que quiconque ait abordé ou pratiqué le moindre « amalgame », comme par magie, le mot a surgi de-ci, de-là, depuis hier et ce matin : de même qu’il faut « sauver le racisme » (, étymologiquement, veut dire sauver le racisme, comme le disait ), on dirait qu’il faut donc également préserver l’amalgame.

Après tout, si l’islam perdait son statut victimaire, cela signifierait que les sociétés occidentales, laïques, prônant le mariage homosexuel et au sein desquelles il prospère librement sont tolérantes, ouvertes et d’amour. Or, tout sait que seul l’islam possède ces qualités. Demandez donc aux musulmans eux mêmes…

Évidemment, c’est un peu complexe pour le politique, car la prévention de l’amalgame, c’est précisément une assurance tous risques pour son job, son gagne-pain. En effet, le politique n’ignore pas que son petit cul rose est planté sur un baril de poudre multiculturel qu’il a lui-même, dans son immense sottise, confectionné et imposé à son peuple. Cette prévention permet également (deux pierres d’un coup) de neutraliser d’avance tout velléité critique envers l’islam.

Bon, ce matin, il semblerait que le politique et son petit cul rose se réveillent : nauséabonds et rances hier, les , déchéances de nationalité, fermetures de mosquées et autres contrôles aux reviennent au goût du jour et semblent redevenir fréquentables. La preuve que les « fiches S » fonctionnent est qu’à chaque fois qu’un attentat est commis, les auteurs se trouvent être fichés, affirmait par ailleurs, et sans rire, un spécialiste ce matin au micro de RCF (je cite la phrase de mémoire mais ne pense pas avoir altéré le sens).

À en croire l’islam et le politique, ni l’un ni l’autre ne sont responsables du carnage. Mais qui, alors ? L’électeur ? Le curé ? Le boulanger ? Les responsables du carnage sont ceux qui l’ont perpétré. Qui sont-ils ? Nous savons que certains d’entre eux fréquentaient assidûment certaines mosquées. Les mosquées sont, aux dernières nouvelles, des lieux de culte musulman. Nous savons donc que certains suspects étaient musulmans. J’ai, par ailleurs, toujours entendu des musulmans répondre : « Cela n’est pas l’islam. » Jamais, par exemple : « Ceux qui ont fait ça ne sont pas musulmans. »

Ce matin, c’est un jeune musicien, Quentin, qui pose une bonne question dans Le Figaro : « Je suis musicien, je vais régulièrement au pour jouer, je n’arrive pas à comprendre, pourquoi ont-ils attaqué une salle de concert ? Pourquoi s’en sont-ils pris à la musique ? » Cher Quentin, du côté de Brest, à l’heure où tu fais le deuil de tes amis et de la musique, un imam enseigne en toute impunité à de petits Français que la musique, c’est le diable, et que les musiciens seront transformés en porcs et en singes par Allah.

Est-ce l’islam ou n’est-ce pas l’islam ? Hier, l’imam Yassin Elforkani (Amsterdam) apportait un élément de réponse en déclarant dans Volkskrant : « Les musulmans doivent cesser de prétendre que la terreur n’a aucun lien avec l’islam. La réalité, dure comme le roc, est que les terroristes légitiment théologiquement leurs actes. Nous ne pouvons continuer à dire : ceci n’a rien à voir avec l’islam. »

16 novembre 2015

BVoltaire.fr vous offre la possibilité de réagir à ses articles. Toutefois, nous vous demandons de respecter certaines règles :

  • Pas de commentaires excessifs, inutiles ou hors-sujet (publicité ou autres).
  • Pas de commentaires insultants. La critique doit obéir aux règles de la courtoisie.
  • Pas de commentaires en majuscule.
  • L’utilisation excessive de ponctuations comme les points d’exclamation ou les points de suspension rendent la lecture difficile pour les autres utilisateurs, merci de ne pas en abuser !

Vous pouvez désormais commenter directement sur Boulevard Voltaire :

Pas encore de compte, inscrivez-vous gratuitement sur bvoltaire.fr

Les commentaires Facebook intégrés aux articles sont désormais inactifs, nous vous invitons désormais à commenter via le module ci-dessus.

À lire aussi

Dernières nouvelles d’Allemagne (et de Finlande) : « la terreur islamiste est une menace permanente »

Le 4 octobre dernier, un individu de nationalité syrienne a assassiné un touriste allemand…