Je suis donc un « con », un con patenté, labellisé par le Syndicat de la magistrature (SM). J’étais sur le « » installé dans les locaux mêmes de cet important syndicat. Je suis obligé de l’écrire à l’imparfait puisque, de mur, il n’y a plus. Il a été détruit par nos magistrats. J’en ai même la preuve.

Dès le dépôt de ma plainte pour « injure », mon avocat, maître Gilles-William Goldnadel, a en effet demandé au juge du tribunal d’instance du 13e arrondissement de – l’annexe du ministère de la où loge le Syndicat de la magistrature se situe dans cet arrondissement – une ordonnance lui permettant d’envoyer un huissier dans ce local afin d’y constater la présence de ma photo sur le mur incriminé.

L’huissier diligenté n’a pu que noter les déclarations des présents l’informant que le mur avait été « enlevé ». En clair, il s’agit ni plus ni moins d’un délit d’entrave à la par destruction de preuves. Un délit signé par ceux-là mêmes qui sont chargés de rendre la justice !

Mon avocat a donc porté plainte. D’autant qu’à cette date, avait déjà expliqué que les « cons » pourraient se retourner vers la justice. La ministre de la Justice ayant elle-même saisi le Conseil supérieur de la magistrature.

On savait déjà, avec cette affaire du « mur des cons », le peu de goût et de respect de nos magistrats syndiqués au SM pour ce devoir d’impartialité qu’on est en droit d’attendre d’eux. On sait maintenant qu’ils sont tout à fait capables de violer la loi – et, plus exactement l’article 434 du Code pénal – pour compliquer la tâche de la justice. Un article qui précise, dans son alinéa 4 : « Est puni de trois ans d’emprisonnement et de 45.000 euros d’amende le fait, en vue de faire obstacle à la manifestation de la vérité (…) de détruire, soustraire, receler ou altérer un document public ou privé ou un objet de nature à faciliter la découverte d’un crime ou d’un délit, la recherche des preuves ou la condamnation des coupables. »

C’est devant la justice que ces magistrats devront s’expliquer. Des magistrats qui ne se comportent guère mieux que certains qu’ils sont amenés à poursuivre, juger et condamner. Drôle de monde…

12 mai 2013

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