Celle qui fut député de Meurthe-et-Moselle, puis successivement secrétaire d’État chargé de la Famille et ministre délégué chargé de l’Apprentissage et de la Formation professionnelle entre 2008 et 2012, et qui est désormais député au Parlement européen, a une nouvelle fois déchaîné de vives inimitiés jusque dans sa famille politique après avoir évoqué les origines “judéo-chrétiennes” de la France et, surtout, utilisé le terme de “pays de race blanche”.

, bien connue pour son franc-parler, a en effet déclaré que la France était encore en majorité un pays “de race blanche et de culture judéo-chrétienne”, qu’elle ne souhaitait pas voir devenir un pays musulman.

Je ne sais pas si de tels propos méritaient réellement un tel acharnement politico-médiatique mais ce qui est sûr, de toute évidence, c’est que Mme Morano n’as pas saisi ce qu’a compris, en revanche, le député de l’Eure , à savoir que “la France n’est pas une race, ce n’est pas une religion, ce n’est pas une couleur de peau. La France, ce sont des valeurs essentielles comme la laïcité ou l’égalité homme/femme avec lesquelles nous ne transigeons pas.”

Je peux comprendre les débats, je les trouve même normaux et les encourage, mais on débat sur les questions économiques, certainement pas sur des sujets en rapport avec la nation, la République ou le respect des droits de l’homme. Sur des sujets de cet ordre-là, les discussions n’ont absolument pas lieu d’être, toute personne qui a à cœur de défendre les valeurs de la République ne saurait les remettre en cause.

Ainsi, comment ne pas trouver totalement logique, compte tenu des enjeux de ce débat, la sanction voulue par Nicolas Sarkozy à son encontre, à savoir le fait qu’elle soit écartée de la tête de liste aux régionales en Meurthe-et-Moselle ? En effet, si Nadine Morano souhaite remettre en question les sujets fondamentaux qui composent notre République, elle ne peut le faire sans, dans le même temps, remettre en question son engagement politique.

À lire aussi

Faisons du Brexit une chance !

Que cette menace qui pèse aujourd'hui sur l’Union européenne soit l’occasion pour les Euro…