Cet islam français tant fantasmé pourra-t-il exister un jour ? En d’autres termes, l’islam importé pourra-t-il devenir un jour un islam local ?

Ces questions sont directement liées aux problèmes de l’intégration, non celle des musulmans comme individus, mais comme principes religieux. Il faudrait questionner le système islamique des valeurs autour duquel tourne toute la vie du musulman. En peu de mots : l’islam, tel qu’il est compris et pratiqué aujourd’hui en France, est-il soluble dans la République ? Pourrait-il vivre en paix au sein de cette société française sécularisée ? Trouverait-il sa place dans cette civilisation sans opérer un changement dans sa nature même ? Ses adeptes qui vivent sur le sol français oseraient-ils adapter les principes de ce qu’ils appellent “charia” à la culture occidentale, sociale et familiale, et surtout légale ?

Ces questions, et d’autres encore, sont esquivées par le monde des médias et de la recherche pour des raisons diverses, en particulier la peur d’être accusé d’islamophobie. Ce vocable est suspendu en France comme l’épée de Damoclès et empêche d’approfondir la question de “l’islam et la civilisation occidentale”. Il est vrai que nous sommes devant une problématique épineuse, mais il revient aux musulmans eux-mêmes de trouver une harmonisation entre leurs croyances et la culture de la société moderne. Il est évident que cela n’est possible que par l’invention d’une approche nouvelle de penser et de vivre, différente, pour ne pas dire en contradiction avec les règles et les principes islamiques répandus.

Si le musulman s’adapte et s’intègre d’une façon ou d’une autre dans la société française, le système islamique global – représenté par des associations, des unions, des conseils islamiques – pourra-t-il adhérer à cette mutation et renier ce qui est appelé, dans le jargon islamique, “charia” islamique ou identité islamique ? Telle est la question, Monsieur !

15 décembre 2016

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