Samedi 10 octobre avait lieu une nationale rassemblant les enseignants et les parents hostiles à la engagée par le ministre Najat Vallaud-Belkacem.

Comment ne pas comprendre que cette réforme suscite une opposition telle qu’elle dépasse les clivages politiques ou les revendications corporatives, quand on connaît toute la nocivité qu’elle contient ? En effet, sous couvert d’améliorer le sort des élèves défavorisés, elle les enfonce encore plus.

Arrêtons de dire que l’objectif de cette réforme, c’est le bien des élèves. On sait pertinemment que son seul objectif est de réaliser des économies budgétaires. Voyons, presque 145 milliards d’euros consacrés à l’éducation, soit plus de 6 % du PIB chaque année, c’est trop, beaucoup trop pour les apôtres du TSCG (traité sur la stabilité, la coordination et la gouvernance), autrement dit ce que l’on appelle plus communément le pacte budgétaire européen.

En vérité, les collégiens n’ont pas besoin d’une réforme qui baisse considérablement le niveau d’exigence du « socle commun de compétences », ils ont besoin d’une vraie transmission de savoirs. L’école gratuite, laïque et obligatoire est l’une des grandes conquêtes de la République ; c’est aussi l’un de ses piliers et surtout l’une de ses grandes chances. Une chance, justement à cause du fait qu’elle est censée permettre aux enfants défavorisés d’accéder au même savoir que ceux issus des milieux aisés. Elle est censée être, en quelque sorte, la garantie du principe d’égalité qui nous est cher.

Mais voilà des années que l’on fait prévaloir l’égalitarisme sur l’égalité. Or, ce système ne peut fonctionner et susciter l’adhésion que s’il profite à tous. Les uns par clientélisme, les autres par lassitude ont laissé se réduire les exigences, et par conséquent les inégalités se creuser.

Le ministre démontre là toute l’étendue de son irresponsabilité en détruisant petit à petit tout ce qui avait fait la force de notre école publique. Cela dit, à deux mois d’une défaite annoncée aux pour le et, donc, pour le et la majorité, peut-être pouvons-nous espérer que le locataire de la rue de Grenelle aura un « éclair de génie » et acceptera de revenir sur cette réforme.

11 octobre 2015

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