Migrants et terrorisme : le déni de Merkel et consorts

« Le temps des migrations non contrôlées et de l’immigration illégale ne peut pas continuer. […] Il serait bon qu’Angela Merkel reconnaisse que l’ouverture non limitée dans le temps des frontières était une erreur », lâche le ministre des Finances de Bavière Markus Söder, tandis que le directeur du renseignement allemand insiste sur l’urgence de mettre en place des « procédures rigoureuses » face aux milliers de migrants qui affluent sans être réellement contrôlés. Sur le million d’exilés accueillis cette année outre-Rhin, combien de combattants de l’État islamique se sont infiltrés ? Quelques centaines ? C’est peu. C’est trop.

Depuis des mois, nombre de voix avaient pourtant donné l’alerte : Abdul Basit Haroun, conseiller du gouvernement libyen ; Gilles de Kerchove, coordinateur de l’Union européenne pour la lutte contre le terrorisme ; Nasser Kamel, ambassadeur d’Égypte au Royaume-Uni ; Jens Stoltenberg, secrétaire général de l’OTAN ; le conseiller fédéral suisse Ueli Maurer ; l’ancien espion des services secrets britanniques Aimen Dean ; le député Christian Estrosi ; les colonnes du Telegraph ; les services secrets turcs. Tous affirmaient que des djihadistes se faufilaient dans la déferlante migratoire. En septembre, cinq terroristes ont été interceptés en Bulgarie parmi les « réfugiés » ; deux autres ont été démasqués par les services secrets hongrois ; en octobre, un terroriste tunisien a été repêché lors d’une opération de sauvetage en mer en Italie ; aujourd’hui, on apprend qu’un des kamikazes des attentats de Paris, titulaire d’un (faux ?) passeport syrien, avait gagné l’Europe via l’île de Leros, et que deux suspects recherchés étaient également des Syriens enregistrés en Grèce comme demandeurs d’asile.

Tous coupables. Angela Merkel, qui a ouvert les vannes pour favoriser l’arrivée d’une main-d’œuvre au rabais et revitaliser la démographie ; Jean-Claude Juncker, dont « la priorité absolue, aujourd’hui, est, et doit être de répondre à la crise des réfugiés » ; Christine Lagarde, qui appelait voici quelques jours à accepter encore plus de migrants ; Pierre Moscovici, qui voit en eux un « impact positif pour la croissance » ; Manuel Valls, qui affirmait encore en août à Calais : « La France n’est pas submergée » ; Bernard Cazeneuve, incitant les clandestins à solliciter un statut de réfugiés, quitte à initier des procédures accélérées en mai dernier ; les artistes donneurs de leçons : souvenons-nous des 222 signataires d’une pétition adressée à Anne Hidalgo pour exiger la création de « lieux d’accueil ». Rappelons-nous la démagogie de Francis Huster assenant : « Il y a peut-être parmi les migrants le futur Montaigne » à un Olivier Philippot sidéré qui redoutait plutôt le risque d’un nouveau Coulibaly. L’un des deux a vu juste.

Fautive, la chape de plomb médiatique qui s’est ingéniée à présenter la corrélation entre chaos migratoire et terrorisme comme un délire d’extrême droite, par le biais de spécialistes de l’État islamique comme David Thomson de RFI, nous assurant cet été qu’une telle hypothèse était « totalement fausse ». Un enfumage journalistique qui s’est vautré dans une sensiblerie poisseuse en attribuant aux Européens un rôle illégitime de famille adoptive, sous la houlette bienveillante de « Mama » Merkel, en les culpabilisant de n’avoir pas su prévenir la mort du petit Aylan, en leur suggérant de recueillir les nouveaux arrivants, en oubliant un peu vite que nous n’avons ni emploi ni logement à leur offrir. Selon le directeur de l’Office fédéral allemand du travail, seuls 10 % des migrants présents en Allemagne seront intégrables ; les autres seront condamnés à l’aide sociale.

Au lendemain du carnage parisien, la presse allemande, elle, s’interroge : la sécurité n’est plus garantie, notre mode de vie occidental est attaqué. De plus en plus contestée, la chancelière avait déjà confirmé, vendredi, la prolongation des contrôles aux frontières et le retour à l’application des règles de Dublin pour mieux « partager le fardeau » avec ses voisins de l’Union européenne. Partager ? Le bon sens consisterait à le stopper, ne serait-ce que parce que le trafic de migrants représente d’abord, pour l’État islamique, une manne financière pharaonique qu’il conviendrait de tarir au plus vite.

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