Le constat est sans équivoque : 43 % des Français interrogés approuvent la de Viktor Orbán pour endiguer l’afflux de migrants en Hongrie, nous apprend un sondage IFOP/, contre 49 % qui s’y déclarent opposés et 8 % indifférents. 51 % des sympathisants LR et 90 % de ceux du FN sont favorables au mur de barbelés érigé sur 175 kilomètres à la frontière serbe. Une opinion partagée par 62 % des ouvriers, qui sont les premiers à pâtir de l’arrivée massive de ces clandestins, et qui ne comprennent pas bien les avantages qui leur sont octroyés, tandis que des millions de Français se débattent dans la précarité. En 2015, 54 % d’entre eux n’ont pu épargner que 50 euros par mois, une fois leurs dépenses courantes effectuées, d’après une récente étude du cabinet d’assurance Genworth. 45 % ont dû limiter leurs loisirs, 22 % leur consommation d’électricité et 19 % leurs achats alimentaires. Des chiffres à méditer.

En Allemagne, la cote de popularité d’, qu’on croyait inamovible, est en chute libre de 9 points (54 % quand même, de quoi faire rêver François Hollande) depuis sa décision insensée d’accueillir 800.000 migrants. Les Germaniques, qui soutenaient l’initiative à 66 %, y sont désormais hostiles à 59 %, sidérés par le spectacle apocalyptique des camps de réfugiés : émeutes, bagarres, viols, rackets, trafics et débordements en tous genres essaiment dans ces cours des miracles du troisième millénaire. “Ils se plaignent parce que les foyers d’accueil ne leurs plaisent pas. Ils créent des problèmes parce que la nourriture ne leur plaît pas. Ils se battent dans les foyers”, s’agace le ministre fédéral de l’Intérieur Thomas de Maizière.

À , le lycée Jean-Quarré, recyclé en centre d’accueil sauvage, est le théâtre de rixes et d’agressions permanentes ; les dons des riverains sont volés et revendus. À Calais, les affrontements avec les forces de l’ordre sont devenus la routine. Pour faire face à l’accueil prévu de 24.000 migrants, Bernard Cazeneuve envisage de les répartir dans des “zones non tendues” : entendez, par là, dans nos campagnes, histoire de métastaser le problème. Mais certains font de la résistance, comme à Sérent, dans le Morbihan, où les habitants voient d’un très mauvais œil l’implantation d’un centre d’hébergement : “Nous n’avons rien à proposer à ces gens, qui n’ont pas les mêmes modes de vie, religions et coutumes que nous. Quand je vois les listes d’attente de personnes âgées ou handicapées pour trouver un établissement approprié, je trouve ça scandaleux que l’on veuille dépenser une fortune pour l’aménagement d’un établissement pour d’autres populations”, s’insurge un conseiller municipal.

Depuis le début de l’année, environ 325.000 clandestins sont arrivés en Hongrie, 400.000 en Grèce et 150.000 en Italie. Pas moins de 10.000 sont entrés en en 24 heures ! L’ semble totalement dépassée par les événements. Jeudi, plusieurs ministres de l’Intérieur ont exigé d’accélérer et d’intensifier l’expulsion des déboutés : “Il faut réprimer ceux qui abusent de notre système d’asile”, insiste la Britannique Theresa May. En Italie, des centres d’enregistrement, dits hotspots (dont trois vont aussi ouvrir en Grèce), sont déployés pour trier les requérants… mais la plupart refusent qu’on prenne leurs empreintes digitales. Bernard Cazeneuve a, lui, suggéré la création d’un corps européen de gardes-frontières pour prêter main-forte à Frontex et améliorer les contrôles aux frontières extérieures d’une Europe qui réalise, un peu tard, l’urgence d’enrayer l’invasion migratoire.

9 octobre 2015

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