Au cours d’une interview télévisée sur la chaîne Mega Channel, le ministre grec de la Politique migratoire, Ioánnis Mouzálas (Ιωάννης Μουζάλας), a précisé qu’il y avait actuellement 22.000 réfugiés dans son pays, dont 6.500 bloqués dans un camp de fortune installé près du village d’Idomeni, au nord à la frontière macédonienne.

Ces réfugiés se trouvent pris dans un piège, puisque leur but est, pour la grande majorité, de se rendre en Allemagne.
Un véritable goulet d’étranglement s'est donc formé, car les autoroutes vers la Macédoine sont coupées, Skopje ayant décidé lundi de refuser l’entrée du pays aux Afghans, de renforcer le contrôle d’identité des Syriens et des Irakiens et de ne laisser passer que 300 migrants par jour.

Lundi, quelques centaines de migrants ont tenté de forcer le passage, cassant une porte métallique le long de la barrière de barbelés. Les forces de l’ordre les ont alors repoussés par des tirs de gaz lacrymogène. Bilan : 30 réfugiés soignés, dont de nombreux enfants, et un garde blessé et hospitalisé.

Dès lors, Ioánnis Mouzálas met en garde l’Union européenne car, en raison des quotas imposés par les pays des Balkans, fin mars, 70.000 réfugiés seront ainsi bloqués en Grèce, sans aucune possibilité de franchir les frontières. Il estime que son pays ne pourra pas faire face, dans les conditions économiques actuelles, à un tel envahissement.

La Slovénie et la Croatie, membres de l’Union européenne, ont décidé, ainsi que la Serbie, de limiter à 580 le nombre de migrants autorisés à circuler chaque jour pour transiter par leur territoire. Ils emboîtent ainsi le pas à l’Autriche qui, depuis une semaine, a autorisé l’entrée de seulement 80 demandeurs d’asile et 3.200 migrants de passage vers l’Allemagne. Une Allemagne qui non seulement a dépassé la saturation mais devient franchement hostile, telle la Bavière qui refuse dorénavant toutes nouvelles implantations. De son côté, le chancelier autrichien, Werner Faymann, a accusé les autorités grecques de se comporter comme une "agence de voyages" en accueillant tous les migrants.

Depuis des mois, nous mettons en garde contre le danger grandissant de cette invasion non maîtrisée qui risque de finir dans le sang car, si demain un terroriste armé décide, sur ordre de l’État islamique, de tirer contre les forces de l’ordre de la Macédoine, par exemple, la riposte risque d’être meurtrière et l’Europe aura du sang sur les mains, n'ayant pas su éviter l’inévitable !

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2 mars 2016

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