Document - Editoriaux - Presse - Santé - Table - 26 octobre 2016

Mieux vaut être riche que pauvre pour ne pas être obèse

La presse nous informe, cette semaine, qu’un adulte sur six est obèse en France, se référant à une publication de Santé publique France, organisme qui, depuis mai 2016, regroupe l’Institut national de prévention et d’éducation pour la santé (INPES), l’Institut de veille sanitaire (InVS) et l’Établissement de préparation et de réponse aux urgences sanitaires (EPRUS).

Cet organisme chargé de veiller sur la santé des Français édite régulièrement un bulletin épidémiologique hebdomadaire (BEH) dont le numéro 35/36 du 25 octobre 2016 nous apprend que près de la moitié de la population française présente un excès de poids.

Ceux qui ont observé, cet été, leurs contemporains sur la plage s’en doutaient un peu, mais cette étude très documentée est intéressante car elle porte sur 28.895 personnes des deux sexes âgées de 30 à 69 ans, et en plus des données anthropométriques (taille, poids, tour de taille), elle prend en compte des données socio-démographiques (revenu mensuel) et biologiques (glycémie, cholestérol, triglycérides).

Ainsi, il apparaît que 41 % des hommes et 25 % des femmes sont en surpoids, si l’on s’en réfère à leur indice de masse corporelle (IMC). En ce qui concerne l’obésité (IMC > 30), qui touche entre 15 et 16 % de la population, les deux sexes sont à égalité.

Il faut savoir, aussi, que l’IMC augmente avec l’âge : plus on vieillit, plus on a tendance à s’« empâter », mais la corpulence moyenne, stable dans les années 80, augmente depuis 1992, quel que soit l’âge, et d’autant plus fortement que les générations sont jeunes, ce qui risque de devenir un problème majeur de santé publique dans les années à venir, sachant que la surcharge pondérale favorise le diabète, les maladies cardio-vasculaires et les pathologies articulaires, pour ne citer que les plus connues.

Cette étude met aussi en relation l’obésité avec le niveau de revenus des personnes étudiées. Plus les revenus sont faibles, plus la tendance au surpoids et à l’obésité s’accentue (surtout chez les femmes) et inversement ; plus les revenus sont élevés, moins il y a d’obèses dans la population observée.

L’obésité est, certes, liée à l’alimentation (mal équilibrée et/ou trop abondante), mais les spécialistes s’accordent maintenant pour estimer qu’il s’agit d’une maladie complexe qui n’est pas uniquement liée à l’alimentation. La génétique et l’environnement jouent également un rôle important dans l’apparition de cette pathologie, hélas, de plus en plus courante.

L’indice de masse corporelle (IMC) est le principal critère d’appréciation pour déterminer l’excès de masse grasse chez un individu : s’il se situe entre 18,5 et 25, l’individu est dans la norme, entre 25 et 30, on parle de surpoids, et au-delà de 30 d’obésité, sachant, cependant, que ces chiffres ne sont pas valables chez la femme enceinte ou le sujet très musclé.

On calcule l’IMC en divisant le poids (en kg) par le carré de la taille (en mètres).

À vos calculettes !

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