Editoriaux - Société - Sport - Supplément - Table - 25 juin 2013

Mélenchon ne voyage qu’en classe affaire (ma chère)

Au cours d’un reportage dans le supplément du journal de France 2, « 13h15 le dimanche », consacré à Jean-Luc Mélenchon, le Che de carnaval déclare ne voyager qu’en classe affaire (ma chère). J’ai passé l’âge d’aller me faire briser le dos en classe éco (mon coco) précise-t-il. C’est vrai quoi merde… Ne trouvez-vous pas, Marie-Charlotte, qu’on est également beaucoup mieux assis dans une Mercedes 500 que dans une de ces horribles Clio qui vous cassent le dos, sans même le moindre minibar pour se désaltérer ? Les antifa dans les ventes privées, Mélenchon en business classe… Prenons la Bastille en sportswear Ralph Lauren et stockons les pavés dans nos sacs Vuitton.

Les cathos « petit doigt en l’air » doivent s’attendre à voir débarquer l’élite de la gauche, la crème de la rébellion dans les salons de thé les plus huppés de la Madeleine. Va y avoir du fauché chez Fauchon. Enfin fauché… Sur le papier. L’idéologie seulement. Juste un état d’esprit quoi… Des sans papiers oui… Mais loin, loin, là-bas. À la télé, par exemple. Les sans papiers à la télé, c’est bien. Sur un écran plat dernière génération avec lunettes 3D, c’est mieux. Punaise, on s’y croirait. Pour un peu, on pourrait les toucher. C’est dingue.

Mine de rien, extrême gauche et tradi-cathos ne vont-ils pas finir par fréquenter les mêmes quartiers, partager les mêmes tables et au bout du compte s’apercevoir, un peu gênés, qu’ils partagent aussi les mêmes valeurs ? Les antifa militent pour une société dont ils ne veulent pas. Ne se sont pas aperçus que luxe, mode et confort ne faisaient pas bon ménage avec afflux de sans papiers, musulmans accroupis en pleine rue et multiplications des logements sociaux. Leur idéal est coupé du monde. Leur pensée voyage en classe affaire. Tout là-haut, à 9.000 mètres d’altitude, de leurs fauteuils douillets, ils regardent la terre mais n’en voient que des parcelles à travers les nuages. L’atterrissage sera dur.

France 2 et son « 13h15 le dimanche » rejoignent la cohorte d’émissions dont les producteurs n’ont pas réussi à trouver un titre. 7 à 8, le 19/20, le 28 minutes d’Arte… Faute d’idées, on donne l’heure ou la durée de l’émission… Comme un livre dont le titre serait « 455 pages ». Même en classe affaire, pas la peine de prendre l’avion pour survoler le vide.

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