[MÉDIAS] Aucune violence lors de la venue du pape : Aphatie feint l’incompréhension

Un rassemblement populaire d'une ampleur considérable, dans le calme, sur deux jours : de quoi s'interroger !
Capture écran Quotidien sur TMC
Capture écran Quotidien sur TMC

Un week-end de paix et de fraternité. La visite du pape Léon XIV en France aura été marquée par une ferveur populaire exceptionnelle. Des centaines de milliers de personnes se sont rassemblées à Paris pour acclamer le souverain pontife. Des jeunes, notamment, ont répondu massivement à l'appel de l'Église. Dans les rues, les fidèles ont manifesté leur joie, tandis que des policiers, mobilisés en nombre, étaient applaudis par la foule. Ce rassemblement populaire d'une ampleur considérable s'est déroulé dans le calme, sans le moindre accroc, sur deux jours. Un contraste qui n'a pas échappé à Christine Kelly. « Pas de bagarres. Pas de voitures brûlées. Pas de policiers blessés. Pas de débordements. Un événement festif qui rassemble, qui unit », a ainsi tweeté la présentatrice de l’émission Face à l’info sur CNews.

Mais cette observation n’a pas fait l’unanimité sur les réseaux. « Et donc ? », s’est interrogée, faussement naïve, l’animatrice Estelle Denis. « Je ne comprends pas bien ce que veut dire Christine Kelly avec ce post. J’ai beau réfléchir, je ne trouve pas », a également réagi le journaliste Jean-Michel Aphatie, feignant l’incompréhension. Plusieurs personnalités ont alors eu à cœur de l’éclairer, à commencer par le haut fonctionnaire Jean Messiha : « Allons, allons, Jean-Michel, cessez votre cécité militante et récupérez votre mémoire en même temps que vos esprits. » L'avocat Thibault de Montbrial, lui aussi, a tenté de lui faire comprendre le sous-entendu : « Cherchez bien, cher Jean-Michel Aphatie, je suis sûr que vous pouvez trouver tout seul... »

L'interdiction de dire le réel

Poussé dans ses retranchements, le journaliste de Quotidien a expliqué sa dénonciation du tweet initial de Christine Kelly : « Il suggère quelque chose qui ne peut être dit, sauf à devoir en rendre compte devant des robes rouges. » « Vous seriez bien en peine de passer de l’implicite à l’explicite. C’est aussi dur qu’un triple salto arrière, à cause de ces foutues lois qui interdisent ce que vous savez », a-t-il encore ajouté. Dans un autre message, il s’est moqué d’un internaute « obligé de faire des périphrases pour éviter d’être raciste. Sinon, les tribunaux. »

L’absence de violences lors des célébrations papales s’expliquerait-elle par l’absence concomitante de certaines populations ? Les précautions dont nous devons nous entourer pour poser cette simple question donnent raison à Jean-Michel Aphatie. La législation actuelle est de son côté. Votée en 1972, la loi Pleven a introduit dans le droit pénal le délit de « provocation à la haine », ouvrant la voie à la judiciarisation des opinions. Elle brouille la frontière entre délit et opinion et permet à n’importe quelle association militante de poursuivre des intentions et d’éventuelles arrière-pensées. C’est au nom de cette loi que divers hommes de droite ont été condamnés.

Une censure dont semble se réjouir Jean-Michel Aphatie, qui rit de voir ses contradicteurs buter sur la ligne rouge du délit d'opinion. « Comme en droit soviétique, les "robes rouges" – comme vous dites si bien – peuvent condamner en fonction de l’idée qu’elles se font des arrière-pensées du prévenu pour délit d’opinion, a réagi l’ancien député européen Jean-Yves Le Gallou. Pour sortir du déni de réel, il faut abroger la loi Pleven ! Vive la liberté d’expression ! »

Céline Dion : le même scénario, les mêmes indignations

Cette séquence rappelle étrangement une autre polémique, survenue quelques jours plus tôt, au lendemain du premier concert parisien de Céline Dion, le 13 septembre. Christine Kelly avait alors publié exactement le même message : « Pas de bagarres. Pas de voitures brûlées. Pas de policiers blessés. Pas de débordements. Un événement festif qui rassemble, qui unit. » Et, une nouvelle fois, Estelle Denis avait répondu : « Et donc ? »

Les internautes, eux, n'avaient pas manqué de comprendre. « Et donc, tout le monde sait », écrivait l'un d'eux. Un autre rebaptisait l’animatrice « Estelle déni ». Un troisième se montrait plus explicite : « Ben, pas comme à la fin d'un match de foot entre l'Algérie et le Maroc, t'as compris, maintenant ? »

BV s’est également rendu au concert de Céline Dion. Nous avons, nous aussi, constaté le grand civisme et la politesse du public présent. Nous n’avons pas manqué de souligner la très forte uniformité sociologique de cette foule paisible. Mais la simple évocation, en termes exagérément pudiques, de cette réalité suffit à donner des sueurs froides à la gauche médiatique. Une petite caste qui fait semblant de ne pas comprendre ce que tout le monde sait. Pétrifiée à l’idée d’être accusée de stigmatisation ou de discrimination, elle préfère mimer la perplexité ou la bêtise et intimider ceux qui osent s’affranchir de leur carcan idéologique. De quoi légitimer une formule qui tourne sur les réseaux sociaux : l'antiracisme n'est pas une opinion, c'est un déni.

Picture of Jean Kast
Jean Kast
Journaliste indépendant, culture et société

Vos commentaires

75 commentaires

  1. Qui, en dehors de la Caste rabougrie, ratatinée, revancharde, de la bien-pensance, qui patauge dans le Léthé dès que l’on aborde le comportement discutable d’une partie de son électorat, peut prétendre en toute sincérité ignorer la réponse à cette question : « et alors ? »

  2. Un système qui criminalise le réel est un système agonisant qui sait qu’il va bientôt mourir. Il n’aura donc plus aucune limite pour repousser sa fin inéluctable, de plus en plus dur, de plus en plus violent et outrancier.
    Avant que le soleil brille à nouveau sur la France, tant de nuages s’étant accumulés, il va hélas falloir que l’orage éclate.

  3. A force on les connait tous aigris, pleins de ressentiments pour tous ceux qui ne pensent pas comme eux. Le mieux zapper leurs paroles négatives!

  4. Nous subissons des « journalistes » hors -sol ou qui veulent faire le buzz pour ne pas tomber dans l’oubli , Estelle Denis devrait rester au foot et Apathie , passer des week-ends avec Barthès , ils commence à mollir du cerveau ou a tellement peur qu’on l’oublie qu’il préfère même d’être abject que d’être censé car ne serait plus invité chez ses potes gauchos

  5. Oui comme la mère Denis estelle,ont ne pense mosieur les mots nous sortent de la bouche par habitude »et Alors » pas de dérapage »et donc »la il y à de la recherche dans le vocabulaire et de l’intelligence,idem pour Aphatie la méchanceté en plus.

  6. pauvres policier,comme ils se sont enuyé sur le passage du Pape.meme pas une vitrine cassé.800000 Francais ca impressionne quand meme la racaille.

  7. Je ne sais pas si Estelle le fait exprès ou si elle a peur de se faire rappeler à l’ordre par sa chaîne.
    Pour Apathie, « c’est moche de vieillir ».

  8. La provocation comme métier…Ainsi en parle-t-on, en dépit d’une évidente médiocrité du personnage…

  9. Vous ne pouvez pas vous empêcher, à Bd Voltaire, de parler de J.M. Aphatie… Vous n’avez pas encore compris qu’il est prêt à dire n’importe quelle ânerie pour le simple bonheur de voir son nom écrit quel que part. C’est tout ce qui lui reste pour exister. Il a bien tenté d’écrire un livre mais il n’a pas trouvé 3 000 preneurs… Pas comme de villiers, Knafo ou Bardella, ses ennemis. C’est rageant. Alors il ne lui reste que dire des bêtises pour qu’on parler de lui…

  10. Le pauvre il ne comprend pas ! Il ne comprends pas que nous avons eu plus de 800 OOO personnes éduquées dans les rues et tout un stade de France rempli de jeunes éduqués venant de tous les horizons . Personnellement, je ne comprends pas l émeute d hier de lycéens voulant tout casser pour se faire entendre. Et devinez qui était leur guide spirituel ?
    Le Pape avait raison en disant spontanément que les jeunes du stade étaient des Saints.

  11. Estelle Denis ne représente rien, mais elle a besoin de travailler alors elle rappelle à ses employeurs qu’elle est de gauche, ça ne mange pas de pain, elle a surtout fait parler d’elle lorsque son compagnon incompétent s’occupait de l’équipe de France de foot et Apathie franchement à part le microcosme qui gravite autour de lui qui le prend au sérieux, il devrait être en retraite, tous ces gens là ont une notoriété usurpée, en entreprise que feraient-ils ?

  12. le premier qui ose dire la vérité risque d’être incriminé par ceux qui se délectent des « débordements » pour décrire avec pudeur des scènes qui font honte à notre pays. Mme Kelly a raison de l’exprimer puisque c’est une réalité.

    • Sauf que derrière ce spectacle se cache le déplacement de la racaille…le nettoyage et le déploiement de la garde policière autour des déambulations et attroupement.

Les commentaires sont fermés.

⇨ Tous les vendredis de 17h30 à 19h30
avec Yves-Marie Sévillia et Boulevard Voltaire ⇦

Les fautes sur les pancartes résument tout l’échec de l’Éducation nationale