Le citoyen (que je suis) a beaucoup apprécié “Bureau politique” sur LCI. Christophe Jakubyszyn questionnant avec gentillesse et intelligence -Le Pen. Des minutes de qualité grâce à l’un et à l’autre. L’importance des apparences. Ce n’étaient pas deux bouledogues qui s’affrontaient mais deux personnes, chacune dans son rôle. La nièce est aussi franche et directe que la tante mais le ton est plus doux. Moi qui ai toujours une voix de stentor, j’envie cette suavité qui n’exclut pas la dureté du fond.

Le citoyen a poursuivi son chemin en regardant “Le Grand Jury” animé par Olivier Mazerolle. Jérôme Chartier, un très proche de François Fillon, est urbain et si patient. Mais ce n’est pas une bête de débat. Il est vrai qu’on a tout fait pour l’empêcher de finir ses phrases et il demeurait paisible sous les interruptions. Ce ne sera jamais un tueur en politique, mais un parfait démocrate, j’en suis persuadé. Ce n’est pas rien en cette saison.

D’autant plus que son champion, qui a gagné largement la primaire grâce à son talent, son maintien et son projet radical, est attaqué de toutes parts. Par Manuel Valls, François de Rugy, François Bayrou et Laurent Wauquiez qui ferait mieux de se taire. La radicalité qui lui a permis de l’emporter devra-t-elle être adoucie ou non pour 2017 ? Pourquoi pas ? Il ne faudrait pas que cela apparaisse comme des reculades mais pour de la clairvoyance. François Fillon aura une synthèse à opérer entre son tempérament et le possible. C’est pour cela que la politique est difficile et qu’on n’est jamais certain que les vainqueurs du jour soient les triomphateurs du lendemain.

Le citoyen a terminé en beauté avec Arnaud Montebourg sur TF1. Les questions qui lui étaient posées n’étaient pas fulgurantes. J’ai trouvé Arnaud Montebourg physiquement impeccable comme d’habitude mais moins flamboyant, un peu mal à l’aise. Il s’appliquait à avoir l’air présidentiable. C’est un écueil redoutable. Quand la spontanéité vire au calcul et l’inné au contrôle de soi. Qu’il continue à se laisser aller. Sa nature est éloquente. Il sera plus heureux en ne lui mettant pas la bride sur le cou.

Le citoyen, à vrai dire, n’était pas arrivé au bout de sa journée puisqu’il est tendu vers le lendemain. Quand il connaîtra le sort judiciaire de Christine Lagarde. Le 19 à 15 heures.

C’est frustrant et presque douloureux de devoir retenir un billet.

Extrait de : Un dimanche mi-beauf mi-citoyen !

20 décembre 2016

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