Je dois reconnaître que, jusqu’à récemment, je ne croyais pas que Marine Le Pen pourrait être élue Présidente. Mais les derniers développements laissent à penser que la situation ne lui a jamais été aussi favorable.

Paradoxalement, les primaires, qui sont un moyen pour les partis politiques de cadenasser l’offre électorale, ont abouti à un massacre. Le candidat initial du Système, à savoir Alain Juppé, n’a pas survécu. Il aurait fait un laquais zélé pour Hillary Clinton, qui n’a pas réussi à être élue. Le plan A a donc doublement raté.

Les figurants du plan B, à savoir Manuel Valls et Nicolas Sarkozy, ont été sortis. Les deux faux durs symétriques et vrais collabos mondialistes sont tombés. Restent deux « vainqueurs » par défaut : et Benoît Hamon, qui brillent surtout par leur insignifiance. Deux candidats à mi-chemin entre le Canada Dry et le Doliprane.

La une des médias a remplacé le gagnant désigné par avance, Alain Juppé, par le nouveau champion du jour, Emmanuel Macron, le Super-Pinocchio du Système. Pas moins de vingt unes lui ont déjà été consacrées. Les médias du Système poussent même l’imposture jusqu’à le présenter comme un rebelle. Hilarant. A-t-on jamais vu une marionnette se rebeller contre les ficelles qui la tiennent debout ? D’où sort l’argent pour les meetings, les figurants, etc. ?

Quoi qu’il en soit, les derniers sondages ne semblent pas convaincants. Le Super-Pinocchio bodybuildé à la créatine médiatique ferait à grand peine 20 %. Autant dire qu’il fait sans doute moins. Il est curieux que le Système ait pris le risque de flinguer avec le fameux Penelopegate, pour promouvoir Super-Pinocchio. Cette opération est un coup de poker à très haut risque d’échec.

Globalement, l’adversaire de Marine Le Pen est de moins en moins crédible, au fil des éliminations : exit Alain Juppé, Manuel Valls, Nicolas Sarkozy, François Fillon. Restent en course : le transparent Benoît Hamon, le flamboyant Jean-Luc Mélenchon et Emmanuel aux grandes dents. Il est un peu une réincarnation de Giscard, mais l’un avait fait l’X, l’autre a un CAP de foutage de gueule. Aucun programme, aucune expérience, juste de l’esbroufe. Est-ce bien sérieux ?

L’état des forces en présence est, à mon avis, le suivant : l’ultragauche mélenchoniste doit tourner autour de 15 % (son niveau historique), Super-Pinocchio doit être au mini historique du PS autour de 15 %, François Fillon est vers 20 % ; le tout fait 50 % et le reste fait donc 50 % pour les autres candidats. Oui, mais « les autres candidats », concrètement, c’est essentiellement Marine Le Pen, qui est donc en fait proche de 50 %, puisque le total doit faire 100 %. Voilà pourquoi elle peut gagner.

L’arnaque des sondages consiste à faire croire que Hamon, Mélenchon et Super-Pinocchio pourraient, chacun, faire 15 %, mais c’est à mon avis impossible. Leur total ne dépasse guère 30 %.

16 février 2017

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