Les commentateurs politiques font des résultats des élections départementales des analyses bon marché et convenues telles que : la a perdu parce que divisée, l’ a confortablement gagné parce qu’alliée au centre, le FN s’est enraciné et s’est stabilisé à 25 %. Tout est dit.

Après avoir mélangé, sur la table électorale, torchons rouges et serviettes bleues, les voilà prêts à passer aux délices des chaises musicales ministérielles, sans mettre en exergue une analyse plus fine et bien cachée par les principaux partis.

En y regardant de plus près, on peut pourtant y déceler une évidence : l’arrivée au pouvoir de la nationale, hors circonstances exceptionnelles, n’est pas pour demain ! Sinon, comment expliquer que, malgré ses résultats très prometteurs du premier tour, le FN n’ait pu gagner un seul département ? Avancer que le parti de Marine Le Pen n’avait jusqu’alors qu’un seul conseiller, que ces élections favorisent sortants et notables locaux, ou que le scrutin majoritaire le pénalise ne suffit pas.

Première conclusion : dans la voiture d’un tripartisme annoncé, le FN aura souvent la place du , à cause du “ni-ni” et du front républicain de l’UMPS. C’est ce que confirmait, ravi, Laurent sur i>Télé : “Le PC, avec 2 % des voix, a beaucoup plus d’élus que le FN !” CQFD.

Deuxième observation : on aurait pu penser et envisager que, depuis les européennes, le FN aurait progressé de 2 à 3 points alors même que la situation du pays ne peut pas être meilleure pour lui : chômage, , dette, insécurité, immigration, valeurs en Big Bang constant…

Force est de constater que les Français, imbus d’une lamentable mentalité, se sont “courageusement” repliés derrière les habituels charlatans. Mentalité amorale, quand ils réélisent le PS Guérini à et l’UMP Georges Tron dans l’Essonne ; manque d’honneur, quand ceux de l’UMP votent communiste dans le Vaucluse et les gauchistes votent UMP ailleurs ; amnésiques quand ils oublient le bilan piteux du sieur au Kärcher ; manque de courage quand une moitié d’abstentionnistes n’ose même pas voter selon ses convictions ; complices, enfin, quand ils se satisfont, comme toujours, de leur pléiade de bonimenteurs magouilleurs.

Que faudra-t-il donc, quelle nouvelle calamité devra survenir pour leur faire lâcher la rambarde bien protectrice du politiquement correct ?

Quant au vertueux front des républicains, Marine Le Pen n’a décidément pas les références requises pour y adhérer :

– elle n’a pas été condamnée deux fois comme le secrétaire du PS ;
– elle n’est pas poursuivie pour dépassement des comptes de comme le clan de l’ex-chef de l’État ;
– elle n’a pas menti comme le président de l’UDI à ses administrés afin de leur cacher la construction d’une mosquée.

Puisque le cœur de la République a des raisons que la raison des citoyens ignore, l’avenir est vraiment très sombre pour une vraie droite, celle qui s’efforce de déboulonner cette oligarchie trentenaire.

1 avril 2015

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