Les instances supranationales privilégient toujours le modèle israélo-américain, en matière d’accompagnement juridique des évolutions sociétales. On le constate à l’occasion des litiges autour de la GPA qui arrivent devant la Cour européenne des droits de l’homme, par exemple ; la sensibilité populaire et les législations nationales y sont systématiquement désavouées.

Le synode sur la cherche, de son côté, à orienter les chrétiens, mais aussi plus largement la société désemparée face aux cas de figure inédits que nous imposent légalisation du pseudo-mariage homosexuel et business de la reproduction humaine. Les catholiques sont le bastion de la résistance mondiale au nouveau dogme de l’égalité poussée jusqu’à l’absurde, aux sophismes autour de la notion de genre, visant à déposséder chaque sexe de ses prérogatives, et chaque enfant de son équilibre par référence à ses aïeux, et enfin résistance à l’anesthésie de la conscience face aux nouvelles possibilités vertigineuses de procréation artificielle.

Ce que l’on sait moins, c’est qu’Israël est le pays pionnier qui adopte avec enthousiasme le « baby business », et le « pink washing » qui va de pair : non seulement c’est le pays le plus performant en biotechnologie d’avant-garde, mais la promotion de l’homosexualisme y permet, grâce au dynamisme des start-up israéliennes prospectant des marchés dans le monde entier, d’envisager le contrôle de la procréation dans chaque pays, en retirant toute autorité aux parents s’adonnant aux engendrements naturels, puis toute primauté à la traditionnelle.

Rappelons les principales personnalités se faisant, en France, le relais de ces prétendus progrès, reposant sur un néo-esclavagisme des femmes à exploiter comme de simples gisements d’ovocytes et d’enfants à naître : Mmes Taubira, Marcela Iacub, Esther Benbassa, MM. Louis-Georges Tin (président du CRAN) et Pierre Bergé.

La société israélienne fait le choix de l’eugénisme déclaré : aussi, avec le dépistage prénatal le plus sophistiqué, voire prénuptial, l’avortement thérapeutique est pratiqué à une échelle bien plus vaste qu’ailleurs de par le monde, en particulier dans la communauté ashkénaze. Comme dans toute société riche, les femmes israéliennes retardent l’âge de leur maternité, si bien qu’au final, un couple sur quatre souffre de stérilité (en France, un couple sur six). On comprend pourquoi Israël a été le premier pays au monde à légaliser la gestation pour autrui, en 1996. Le 27 octobre 2014, la Knesset a voté en première lecture une loi ouvrant la GPA aux couples homosexuels, loi reconnaissant une pratique déjà fort répandue, en particulier par l’agence Tammuz, qui a fait parler d’elle lors du séisme au Népal et qui a été pionnière en Inde, comme en témoigne le film Bébés en kit, diffusé par Arte en 2011.

La sociologue israélienne Yael Ashiloni-Dolev explique, dans son livre Qu’est-ce qu’une vie « méritant d’être vécue » ?, l’ampleur du consensus, y compris au niveau du rabbinat, sur ces questions. Elle précise : “Tandis que la plupart des enseignements chrétiens insistent sur la subordination des humains à Dieu dans le processus de la création, dans le judaïsme, l’accusation de “se prendre pour Dieu” est hors sujet.” Les résultats de ses enquêtes la surprennent elle-même, parce qu’ils sont à l’opposé de ce qu’elle constate dans la société allemande, qui est à la pointe du combat contre la Grossesse Pour Argent, à l’instar de la société française.

14 octobre 2015

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