Une petite précision liminaire : certains de nos honorables correspondants et aimables commentateurs qui ne semblent pas concevoir ou n’admettent pas que l’on puisse parler d’un adversaire, ou non, sans le saluer d’une bordée d’injures et faire suivre la moindre mention de son nom d’un plein tombereau de noms d’oiseaux et de surnoms désobligeants, certains maniaques du complot, qui voient le mal partout, et donc aussi là où il n’est pas, me soupçonnent et m’accusent, en termes choisis, de je ne sais quelles complaisances, accointances et connivences avec l’actuel locataire de la place Beauvau.

Je me dois donc de leur dire – une fois pour toutes ? – que je ne connais ni de près ni de loin monsieur et que je ne "roule" pas pour lui. Cela étant dit, il me paraît évident qu’à moins d’être aveugle, sourd ou plus simplement de mauvaise foi, force est de constater que le discours, le comportement et le positionnement du ministre de l’Intérieur tranchent fortement et singulièrement sur ceux de la plupart de ses camarades de parti et collègues de gouvernement, d’où une popularité qu’il faut être aveugle, sourd, etc. pour nier.

M. Valls vient encore d’administrer la preuve de sa différence lors de l’amusant petit séminaire organisé par le principal du collège. N’a-t-il pas osé dire qu’au nombre des défis et des enjeux que posent à notre pays les dix années à venir figurent le problème de la compatibilité entre l’islam et la et le déséquilibre démographique entre l’Afrique et l’Europe ? N’a-t-il pas osé dire que la situation appelait une révision drastique de notre politique migratoire ? Voilà qui augure de sérieux débats à et, qui sait, d’une inflexion de la dérive angéliste qui voudrait que l’immigration continue d’être une chance non seulement pour les immigrés mais pour le pays qui les accueille bien malgré lui. Tels quels, les propos de M. Valls ont scandalisé certains de ses voisins de table. Ils ont, selon celui-ci, « jeté un froid polaire », et pour celui-là, l’ancien député-maire d’Ivry a « franchi un cap hallucinant ». Celui du bon sens, en effet, et, qui sait, de la bonne espérance.

Le des derniers temps de la campagne présidentielle, courant désespérément après les voix d’un électorat de qu’il avait déçu, préconisait une réduction draconienne des flux migratoires, compte tenu de la situation économique, sociale et culturelle de la France. Cette prise de conscience tardive ne suffit pas à lui donner la victoire. Ce que Sarkozy a dit, ce que suggère, qui le fera ?

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20 août 2013

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