Des consignes hallucinantes avaient été données par les organisateurs de la marche de Tours, prévue le 15 mai prochain, à l’occasion de la journée contre les « LGBTphobies » : « Toute personne blanche qui essaiera de s’incruster dans le cortège se fera dégager. »

Une marche LGBT « non mixte ». Entendez : racisée. C’est-à-dire excluant une catégorie de personnes selon leur couleur de peau. Non, vous ne rêvez pas.

Et pour enfoncer un peu plus le clou, le centre LGBT de Touraine a expliqué : « La non-mixité n’est en aucun cas négociable et toute personne blanche qui essaiera de s’incruster dans ce cortège se fera cordialement (ou non) dégager. Cet espace est à nous. » Et de rajouter, un peu plus loin : «  Au sein de la tête du cortège, un cortège de personnes racisées en non-mixité. »

Ainsi, il faut comprendre qu’un mouvement qui dit promouvoir une inclusive et ouverte impose préalablement des mesures d’exclusion. Quelqu’un comprend-il la logique ?

Non, il n’y en a pas.

Cette vision raciste et discriminatoire du combat intersectionnel ne semble pourtant pas choquer le maire de Tours, qui a assuré le mouvement de son soutien en condamnant ce qu’il nomme « une instrumentalisation par l’extrême relayée par la droite locale ».

Le centre LGBT de Tours, mal à l’aise avec cette polémique, explique qu’il a relayé sur Instagram, sans bien vérifier, l’affiche d’un collectif antiraciste de Tours. Sans pour autant condamner de telles pratiques : au contraire, ils se solidarisent avec le collectif en expliquant, l’air le plus naturel du monde : « Certaines personnes racisées ne se sentent pas à l’aise dans des cortèges mixtes. »

On imagine le tollé qu’aurait suscité, dans ces mêmes associations grassement subventionnées par l’agent public, l’organisation d’une marche des « hétéros blancs cisgenres catholiques » interdite aux athées et homosexuels.

Pourtant, il s’agit là de la même logique : celle d’une discrimination inversée, d’une idéologie excluante et dans le fond et la forme, parfaitement antirépublicaine. La s’adresse à des citoyens, sans distinction de , de ou de religion.

Ces mouvements LGBT non mixtes sont en train de créer de nouveaux apartheids au cœur même de la République. Et le pire est que toute l’élite progressiste laisse faire.

Cependant, face à la polémique suscitée, on apprenait ce jeudi 13 mai que le centre LGBTI de Touraine a finalement décidé d’annuler cette manifestation.

13 mai 2021

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