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Editoriaux - Histoire - Médias - Politique - Presse - Table - Télévision - 29 octobre 2014

Maintien de l’ordre ou bavure policière ?

Le barrage de Sivens dans le Tarn est l’objet depuis plusieurs mois de manifestations pour empêcher sa construction, je ne reviendrais pas sur le bien fondé ou non de cette construction ni sur les raisons qui poussent les manifestants. Manifestants toujours plus nombreux, toujours plus violents et surtout toujours plus politisés.

Ce que je voudrais pointer aujourd’hui, c’est le drame qui est survenu samedi soir, la mort d’un jeune manifestant de 21 ans. En préalable je voudrais affirmer que la mort d’un homme, qu’elles que soient les circonstances est inacceptable, mais nous en voyons tous les jours un nombre important à la télévision, sans que personne ne s’en émeuve. Là effectivement cette mort en pleine manifestation est devenue une affaire d’État. Vous pensez, ce jeune est décrit comme un timide pacifique, bucolique aimant mes fleurs et les oiseaux, un jeune écologiste parfaitement inoffensif.
Depuis cette mort, récupérée par l’ensemble des manifestants, on veut nous faire croire que les affreux policiers ont tué, presque volontairement. A chaque fois que des manifestants mécontents sont repoussés par les forces de l’ordre on sort les mots gras « fascistes, CRS SS, état meurtrier » l’ensemble des médias, comme toujours ne présente qu’une face du problème, un jeune homme est mort par le fait des violences policières. Les leaders politiques verts et rouge en rajoutent, démission de Cazeneuve, pourquoi pas démission de Hollande. Vous savez ceux qui sont- contre tout mais qui s’abstiennent de voter de peur de perdre leurs amis au pouvoir.

L’autre facette de cette affaire est bien le maintien de l’ordre et la protection des populations. La police qui paye un lourd tribut dans ces mouvements violents (rien que 58 policiers blessés samedi) est systématiquement clouée au pilori, alors qu’ils ne sont là que pour protéger les biens et les personnes. Vous avez constaté comme moi que les propos sont toujours les mêmes quelle que soit la couleur du gouvernement. C’est bien l’utilisation de la police, contre les exactions des manifestants, qui est chaque fois remise en cause. Pour avoir souvent couvert dans mon métier de photographe de presse ces manifestations, je peux affirmer que les policiers sont canalisés, encadrés, qu’ils se laissent taper dessus souvent sans avoir reçu l’ordre de faire évacuer.

Dans le cas de samedi, une centaine de casseurs, des excités engagés politiquement, sont venus casser du flic. Ils ont attaqué impunément la police où qu’elle se trouvait et de nombreux policiers se sont vus recevoir sur eux des cocktails Molotov. Tout le monde peut constater qu’aucun manifestant n’a été arrêté samedi soir, ce qui pose effectivement question, la police avait-elle reçu l’ordre de disperser ou bien essayait-elle, tant bien que mal, de se dégager et se défendre ? Toujours est-il que le jeune qui est décédé se trouvait, au pire, au mauvais endroit au mauvais moment. Avec quand même une précision, il avait dans son sac à dos des bouteilles de verre servant à faire des cocktails Molotov. Pour un pacifique c’est quand même étonnant.

Puis comme d’habitude, dans la précipitation, le gouvernement va prendre des mesures d’urgence imbéciles. A commencer par l’interdiction à la police d’utiliser les grenades mises en cause. Ces grenades sont utilisées, à chaque fois, pour se dégager depuis plus de 50 ans, qu’auront-ils maintenant ? Peut-être que Cazeneuve va les équiper avec des martinets ? Ceci pause effectivement la question de la sécurité des Français, si la police n’a plus le droit de faire son travail de maintien de l’ordre, qu’en sera-t-il des populations, agressées par les manifestants casseurs, violents et politisés ? Va-t-on laisser ces manifestations tout détruire sur son passage, encore plus que maintenant ? La loi va-t-elle revenir à la force et à l’anarchie ?

C’est exactement ce qui se passera si nous ne sommes plus protégés par la police, qui, dans cette histoire n’a fait que son métier avec difficultés. Pas un mot sur les violences pour les dénoncer, ni José Bové, "l’Astérix des campagnes&quot,, ni Noël Mamère, "le moustachu rouge". Essayez d’imaginer si c’était un « flic » qui était mort, peut-être que tous ces irresponsables, jetant de l’huile sur le feu, danseraient la Carmagnole.

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