En participant à un déjeuner avec Emmanuel Macron ce 21 mars (est-ce l’ambassade de qui les accueillait qui a payé le repas ? Et qui paye Laurence Haïm, qui a quitté son job fructueux aux USA pour se mettre au service de Macron ?), certains ambassadeurs européens à ont outrageusement violé la non-ingérence dans les affaires internes d’un État, la . La non-ingérence est, juridiquement, le principal corollaire du principe d’égalité souveraine des États.

Ce principe majeur d’une vie internationale pacifique est connu depuis des siècles comme une évidence minimale, et a trouvé sa rédaction moderne dans la Charte des Nations unies (1945).

Selon les Nations unies elles-mêmes : « Convention internationale, la Charte des Nations Unies codifie les grands principes des relations internationales, depuis l’égalité souveraine des États jusqu’à l’interdiction d’employer la force dans ces relations » (Préambule).

Article 1
Les buts des Nations Unies sont les suivants :
[…] Développer entre les nations des relations amicales fondées sur le respect du principe de l’égalité de droits des peuples et de leur droit à disposer d’eux-mêmes, et prendre toutes autres mesures propres à consolider la paix du monde ;

Article 2
L’Organisation des Nations Unies et ses Membres, dans la poursuite des buts énoncés à l’Article 1, doivent agir conformément aux principes suivants :
L’Organisation est fondée sur le principe de l’égalité souveraine de tous ses Membres.
Les Membres de l’Organisation règlent leurs différends internationaux par des moyens pacifiques, de telle manière que la paix et la internationales ainsi que la ne soient pas mises en danger.
Les Membres de l’Organisation s’abstiennent, dans leurs relations internationales, de recourir à la menace ou à l’emploi de la force, soit contre l’intégrité territoriale ou l’indépendance politique de tout État, soit de toute autre manière incompatible avec les buts des Nations Unies.

Après la grossière immixtion diplomatique de la Turquie en plein cours des aux Pays-Bas, et en France, alors que notre gouvernement (si tant est qu’on puisse encore le nommer ainsi) a commis un acte de reddition diplomatique en permettant à un gouvernement étranger de faire campagne en France au cours d’un meeting public, voici que divers gouvernements qu’il faudra identifier sans délai délèguent leurs ambassadeurs pour accréditer la campagne présidentielle du candidat de Bruxelles, de la finance et de la mondialisation.

Cette inimaginable intrusion, véritable incident diplomatique, méritera de très lourdes sanctions. Il en ira de même pour Mme Merkel, qui n’avait pas à recevoir certains candidats français en Allemagne.

Au moins cela a-t-il désormais, pour qui sait comprendre ces signes, le mérite de l’aveuglante clarté : plusieurs candidats sont ceux de l’étranger contre le peuple de France. Macron le premier.

25 mars 2017

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