Tout le système médiatico-politique a son idole : le ministre Macron. Il est reproché à celui-ci de pouvoir faire la synthèse entre gauche et « droite », il serait indépendant, brillant, au-dessus des partis… Et si c’était lui, en fait, la vraie gauche ?

Ceux qui voient en Emmanuel Macron un homme de droite pensent certainement à une droite anglo-saxonne et non française. Cet homme ne répond à aucun critère de la droite traditionnelle française. Celle-ci se base, en effet, historiquement sur une certaine vision de l’homme, de l’État, des institutions, des libertés. Elle croit en un capitalisme entrepreneurial, à la liberté du commerce, de la création, mais sans en faire une idéologie.

La gauche, elle, croit en un libéralisme destructeur d’un ordre traditionnel, un libéralisme économique, moral, culturel, visant à déconstruire petit à petit la société pour la mettre dans les mains des idéologies et des puissances d’argent (Marx était reconnaissant à la bourgeoisie libérale d’avoir mis à terre le modèle politique et social aristocratique, cela ayant ouvert la voie aux idéologies).

En cela, le grand capital est de gauche : soutien aux idéologies (socialisme, communisme, etc.), intérêt à soutenir une dette importante des États afin de les rendre dépendants de grands organismes financiers, ce dont quelques grandes banques internationales se sont fait une spécialité. Cette vision matérialiste est incompatible avec la vision de la droite et son attachement à l’orthodoxie budgétaire, la souveraineté nationale, la distance entretenue à l’égard de l’argent et du libéralisme.

Macron incarne, lui, cette gauche-là, celle du grand capital, souvent de mèche avec la haute administration. La gauche populaire, ouvriériste, a globalement disparu pour laisser place à une gauche bourgeoise, libérale, capitaliste. Fils spirituel d’Attali, Macron est de cette gauche caviar : pro-immigration, pro-mariage homosexuel, pour le progressisme sociétal – en un mot, la gauche de Bergé, de Juppé, de Canal+, de Vallaud-Belkacem, de l’idéologie du genre et du déracinement.

Il est temps d’ouvrir les yeux sur la réalité et d’arrêter de voir le monde et la politique tels qu’ils étaient en 1950.

14 juillet 2016

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