Editoriaux - Polémiques - 29 août 2019

Lutte contre la fraude fiscale : ça peut rapporter gros !

L’affaire Cahuzac aura au moins eu un mérite : permettre à l’administration fiscale française de récupérer plusieurs milliards d’euros en près de cinq ans.

Fin 2013, dans un climat politique délétère, le gouvernement Ayrault installe en urgence le « service de régularisation des avoirs à l’étranger » (STDR) afin de prouver que, malgré le comportement dommageable de l’un des leurs, les ministres socialistes sont gages d’exemplarité et de transparence. Un pis-aller ?

Faute de mieux, le sieur Hollande et les siens doivent éteindre l’incendie politico-financier au plus vite. Dès lors, le STDR est inauguré, bizarrement assez discrètement pour ne pas raviver la plaie, dans le but d’examiner la situation de ces contribuables français qui n’ont pas déclaré les fonds placés dans les pays qui pratiquent le secret bancaire.

Contre mauvaise fortune bon cœur, le succès du STDR est très vite incontestable, même s’il est vrai qu’il n’est pas à crier sur tous les toits. Depuis sa création, ce sont 47.000 cas qui ont été examinés, et le STDR a fermé son guichet le 31 décembre 2017, en laissant un an de dossiers à traiter à ces employés. Rien que cela !

C’est ainsi que ce service de régularisation aura permis le retour, dans les caisses de l’État, de la somme rondelette de 9,4 milliards d’euros, dont rien que 938 millions d’euros pour l’année 2018, soit l’équivalent du budget cumulé de la présidence de la République, de l’Assemblée nationale, du Sénat, du Conseil constitutionnel et de la Cour de justice de la République, comme le précise Le Figaro, qui a dévoilé en exclusivité les résultats des années de labeur du STDR.

Pour une fois que la gauche de François Hollande a permis à la France de gagner de l’argent, cela ne méritait peut-être pas nos remerciements mais, au moins, un clin d’œil amusé.

Je ne serais pas étonné qu’Emmanuel Macron incite les municipalités à donner le nom de Jérôme Cahuzac à des places ou à des rues, tellement résonne en lui ce souci de réhabilitation des soi-disant bienfaiteurs de l’Histoire.

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