La parenthèse sarkozyste est bel et bien refermée. Fini le temps où la droite jouait les gros bras la tête cachée dans un buisson. Le Kärcher n’a produit qu’un goutte-à-goutte tiède, et les cocus des urnes ont finalement changé leur fusil d’épaule. Ça a fait 25 % aux . Transfert de voix en cours.

Alors, la droite va réagir en assumant son vrai visage.

Historiquement, il semble que Copé ne fut que la queue de comète d’une fausse droitisation destinée à freiner la montée du . Maintenant, Fillon, Juppé et Raffarin, les « sages » du mouvement « gaulliste », ont sifflé la fin de la récré. En vue de 2017, il s’agit de se rassembler sous un étendard franchement au centre, voire plus. Même Sarko s’offre un lifting, voyant que a bouclé le coffre-fort souverainiste. Sarko ne sera pas Orbán, pas même un Cameron de seconde zone. De son côté, nous annonce Le Point ce mardi matin, NKM annonce des « propositions chocs » : changer le nom du parti et déménager le siège ! Au moins, c’est clair.

La raison de tout cela ? L’ a compris que le PS, lentement lâché par son électorat traditionnel – de l’immigré naturalisé au fonctionnaire, en passant par les bobos – est en train de mourir à petit feu. La place est libre au centre gauche tout mou de la française. La droite dite républicaine est quant à elle préoccupée par un phénomène inquiétant, bien que passé sous silence dans les  : sa base électorale (globalement, les repus des Trente Glorieuses) vieillit et entame sa lente disparition biologique. Il faut donc renouveler la chair à urne assez rapidement, d’autant que le FN pompe très fort (30 %) chez les jeunes… L’UMP, qui devrait reprendre mécaniquement le pouvoir sous un autre nom, appliquera donc le mariage pour tous, continuera évidemment la politique d’immigration massive et signera tous les traités européens possibles.

La gauche de gouvernement, sociologiquement, ne peut plus résister et le prétendu tripartisme installé récemment pourrait bien rapidement se muer en bipartisme classique : le FN face à une coalition droite-centre-PS vallsien, chargée en haut lieu d’appliquer les directives de Bruxelles. Le risque encouru : avec cette gauchisation assumée de l’ex-UMP, devenue le PS des années futures, le FN va forcément engranger des points. Il n’est pas exclu de le voir à 30 ou 35 % des voix un jour ou l’autre. Les experts jugent néanmoins que l’UMP recentrée, après avoir avalé le PS modéré, dispose d’une marge suffisante pour régner encore longtemps. Reste à savoir, si le jeu politique est enfin clarifié, ce que feront ces cochons de citoyens !

11 juin 2014

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