Alors que le projet de est toujours en cours d’examen au Parlement, a lancé une pétition sur le site de l’Assemblée nationale pour une proposition de loi visant à définir le sens du terme « parents » en matière de filiation.

Au micro de Boulevard Voltaire, explications de Ludovine de La Rochère.

 

 

 

 

 

Le 14 mai dernier a été déposée sur le site de l’Assemblée nationale, une proposition de loi visant à définir le sens du terme parent en matière de filiation. Cette pétition avait été déposée par un certain Guillaume Drago et a pour objectif de collecter 100 000 signatures de la part de citoyens français.

Cette proposition de loi a été préparée et écrite en collaboration avec des juristes et avec les associations partenaires de Marchons Enfants. Il s’agit de toute urgence de faire préciser dans la loi que les parents d’un enfant sont sa mère et son père. On est dans un contexte dans lequel on pourrait avoir le vote du projet de loi de qui intervient dans les semaines ou les mois à venir. Ce projet de loi veut créer une filiation fictive entre deux femmes et un enfant ou deux pères et un enfant. Ces articles sont inacceptables. C’est donc un moyen de venir saper les fondements idéologiques et juridiques de ce projet de loi.

 

Anticipez-vous un vote parlementaire qui serait en votre défaveur ? Craignez-vous que l’on vous accuse de saper le fonctionnement normal de la démocratie de ce pays ?

Tant que ce projet de loi n’est pas voté, il est tout à fait autorisé et même légitime de tenter de faire définir la notion de parent. Puisque beaucoup de gens ou certains militants ne savent plus qui sont les parents, puisqu’ils prétendent que deux hommes ou deux femmes peuvent être les parents d’un enfant, il y a urgence à agir. D’ailleurs, même si le projet de loi bioéthique était voté, avec cette filiation fictive, cela n’empêcherait pas de tenter encore ensuite de contester cette nouvelle notion de ce que sont les parents d’un enfant. Il est évident que tout enfant est né d’un homme et d’une femme et a le droit dans la mesure du possible de connaître ses parents et d’être élevé par eux.

Ses parents sont nécessairement un homme et une femme, c’est ce qu’on appelle un père et une mère. Tous les enfants ont besoin de les connaître.

Comment expliquer que finalement le gouvernement n’ait pas avancé plus rapidement sur la question de qui a pourtant commencé dès le début du quinquennat d’Emmanuel Macron ? On a l’impression que le gouvernement va à reculons.

Je pense qu’il y a deux raisons principales. Il y a d’abord l’opposition très ferme, acharnée face à une telle injustice et de telles dérives éthiques absolument scandaleuses. Cette opposition est conduite jour après jour et menée avec insistance depuis le quinquennat d’Emmanuel Macron.

Effectivement, il a hésité, il a contourné et il a reporté plusieurs fois. Dans le fond, le gouvernement sait très bien que même s’il prétend que les Français sont favorables à la PMA sans père, 85 % des Français pensent que l’enfant né par PMA a le droit d’avoir un père et une mère comme tous les enfants du monde.

La deuxième raison est le contexte de crise sanitaire. Il a également conduit à un certain retard dans le processus législatif qui concerne ce projet de loi. Nous menons bien cette action avec insistance depuis des années. Le Sénat réécrit de fond en comble ce texte, conformément à ce que nous avions demandé au sénateur avec beaucoup d’insistance au cours des manifestations et des appels téléphoniques. Le fait d’agir est efficace et nous devons absolument maintenir cette pression.

Le mariage de personnes de même est fondé sur l’idéologie du genre puisqu’il consiste à faire croire que le fait d’être un couple homme femme revient au même que d’être un couple d’hommes ou un couple de femmes. Cela veut dire dans l’esprit de ces auteurs qu’être homme ou femme n’a pas d’importance. On pourrait passer de l’un à l’autre, être les deux ou n’être aucun des deux.

C’est la question des trans. Elle est exactement fondée sur la même idéologie. C’est tout un ensemble très vaste qui peut se dérouler si on ne s’y oppose pas avec fermeté. Nous continuons, nous maintenons le débat et notre insistance sur le fait que tous les enfants ont un père et une mère et qu’ils ont besoin d’eux. Si nous nous taisons, il deviendrait rapidement impossible de faire se rappel qui est pourtant un rappel de bon sens conforme à la réalité que chacun peut constater. Hélas, il n’y a pas pire aveugle que celui qui ne veut pas voir. Nous sommes confrontés à des élus, à des militants complètement perdus dans leur idéologie qui ne parviennent plus à voir ce qui est sous leurs yeux. C’est terrifiant. De plus, ils diffusent et favorisent une propagande gravissime en particulier pour les enfants et les jeunes. C’est infiniment grave.

 

27 mai 2021

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