Depuis un an se succèdent en France des attentats terroristes perpétrés par des hommes tout d’abord qualifiés de déséquilibrés ou de loups solitaires (Noël 2014), puis de terroristes (Charlie Hebdo), puis enfin et finalement de après la récente tuerie du Bataclan.

Tous avaient au moins en commun d’avoir des noms indiscutablement arabes, inhabituels et compliqués pour nous, mais que l’on a fini par mémoriser à force de les entendre prononcer.

Même Emmanuel Macron découvre aujourd’hui que « la française est bloquée, l’ascenseur ne fonctionne plus, on crée de l’exclusion ». Le taux de chez les jeunes issus de l’immigration atteint effectivement 25 %. Il y a peu de mixité sociale quoi qu’on dise et le communautarisme, revendiqué ou subi, existe bien. J’ai même vu un reportage montrant à Montpellier des femmes d’origine marocaine réclamant pour leurs enfants une école avec davantage de Français de souche ! Très bien, Mesdames, mais il faudrait d’abord montrer l’exemple, et pour que se fasse l’assimilation de vos petits, il faut y mettre du vôtre : tout d’abord, ne pas forcément se voiler ni s’habiller comme au pays d’origine, et également (eh oui) donner à vos enfants des patronymes français !

On se plaint de discrimination à l’embauche, on a parlé de CV anonymes (sans photos, sans nom, sans adresse, sans…), mais un prénom local faciliterait bien le processus à l’impétrant : ainsi Hubert Merah ou Patrick Ghlam feraient moins tiquer le directeur des ressources humaines que Mohammed Merah ou Sid Ahmed Ghlam.

« De mon temps » pas si lointain, nous étions enjoints de choisir des noms sur le calendrier. Sans revenir à cette liste un peu limitée, on pourrait effectivement procéder à un choix de prénoms assez vaste mais « couleur locale » parmi lesquels choisir, qui favoriserait pour l’enfant lui-même le processus d’intégration à notre culture, notre école, et plus tard nos entreprises. On pourrait même en profiter pour expurger les « Cerise », « Prune », « Clémentine » et autres « Brandon » qui font plaisir aux parents pour leur joli bébé « trop mignon », mais que la personne adulte ne sera pas forcément fière ni heureuse de porter.

Ainsi, face à une « halalisation » – si bien décrite par Gilles Kepel – de notre qui fait toujours plus de pas vers nos compatriotes musulmans serions-nous en mesure d’attendre aussi, de leur part, une diminution des signes extérieurs trop visibles et agressifs d’appartenance à l’islam.

Pour notre bien, pour leur bien.

26 novembre 2015

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