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La théorie du genre agite les consciences, électrise les rédactions, mais pour le tout cela n'existerait pas. Un fantasme de réactionnaire ? Séminaires, essais, colloques, « Queer week » de Sciences-po, abécédaires et autres projets de parité témoignent pourtant manifestement du contraire. Alors que la mobilisation entamait de défier le pouvoir, on entendit ses promoteurs subitement en venir à nier jusqu'à son existence. Voilà qui est courageux. Mais enfin comme souvent, plus on parle de quelque chose moins on saisit de quoi il s'agit. Au milieu de cette anarchie où le sentiment médiatique l’emporte sur la connaissance, les mises au point d'Alain de Benoist délivreront de l'incompréhension, pas de l'inquiétude.

La théorie du genre trouve son origine dans le féminisme égalitaire, une branche méconnue qui considère que l'égalité ne sera acquise que lorsque rien ne pourra plus distinguer l'homme de la femme. Les différences entre hommes et femmes ne seraient pas liées à une altérité naturelle, mais produites par d'obscures constructions culturelles, entièrement organisées pour consolider la domination d’un sexe par l’autre. Pour sortir de tout rapport de domination, ses adeptes larvés se chargeraient ni plus ni moins que de supprimer la différence des sexes ! La déconstruction du genre permettant de le « reconstruire selon son désir »...

Cette croyance selon laquelle on ne nait pas homme ou femme s'apparente à de l'affabulation: mâles et femelles sont bien différenciés par des chromosomes «sexuels» XY et XX et des organes sexuels. Garçons et filles sont différemment influencés dès le milieu du premier trimestre de la grossesse par différents gènes et hormones qui leurs sont propres...

Malgré la litanie de preuves scientifiques, les exemples de « combats contre les stéréotypes » se multiplient. On peut bien refiler des poupées aux garçons, et des pistolets aux filles, « les invariants anthropologiques reprennent rapidement le dessus (…) Peu à peu, on sépare le corps de toute référence culturelle, pour en faire l’instrument d’un égalitarisme social sans bornes. » Ils tentent de faire passer une hypothèse idéologique pour une vérité scientifique, maquillant en « justice sociale » une fausse nécessité sociétale. Comme souvent, ils confondent égalité et « mêmeté » sans en mesurer le ridicule.

Tout cela prêterait davantage à l'indifférence qu'à l'indignation. Ce serait négliger l'instinct et le zèle ré-éducatif de nos ayatollahs progressistes. La théorie du genre n'est pas qu'une simple parenthèse sur la route de l'indistinction. Alain de Benoist, en douanier de la déraison, dévoile l'absurdité de cette thèse et des dommages que son application risque de provoquer. On le sait trop bien, vouloir changer l’homme a, par le passé, souvent conduit à la catastrophe. Cette tentative d'endoctrinement mériterait donc bien quelques attentions et certaines vigilances.

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11 avril 2014

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