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Pour la très grande majorité des Vendéens, cette question ne se posait plus. Il restait, cependant, quelques historiens pour nier la volonté génocidaire du Comité de salut public dirigé par Robespierre et l’exécution sanglante du crime de génocide en Vendée militaire par les colonnes infernales de Turreau, à partir de janvier 1794.

Le mot « génocide » n’existait pas à l’époque de la Révolution française. Il n’existait pas, non plus, lors de la Shoah ou pendant le massacre des Arméniens par les Turcs. Le crime de génocide a reçu, depuis, une qualification juridique extrêmement précise qui a permis les jugements des génocides du ou de Srebrenica.

Jacques Villemain, diplomate et juriste, a travaillé pendant plusieurs années sur ce sujet en relisant tous les travaux des historiens, qu’ils considèrent la réalité du génocide ou qu’ils la nient, et en reprenant les faits et les écrits de ceux qui donnaient les ordres et de ceux qui les exécutaient. Il les a comparés aux jugements des massacres contemporains.

Sa conclusion est limpide : si l’on jugeait avec les critères actuels, devant un tribunal international, les exactions des colonnes infernales, le crime de génocide serait avéré et les responsables condamnés. Pour l’auteur, le massacre des Lucs-sur-Boulogne suffirait, seul, à qualifier la terrible répression de génocide. 

Écrit dans une forme très abordable, facile à lire, pédagogique, cet essai juridique doit trouver sa place dans toutes les bibliothèques vendéennes et françaises. Il met un terme définitif à toutes les approximations sémantiques des historiens partisans. 

Vendée 1793-1794 - Crime de guerre ? Crime contre l’humanité ? Génocide ? Une étude juridique de Jacques Villemain

Les Éditions du Cerf, 320 pages, 24 euros

10 mars 2017

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