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Comme chaque année, à l’occasion de l’été, Boulevard Voltaire vous offre des extraits de livres. Cette semaine, Résistance au meilleur des mondes, par Éric Letty et Guillaume de Prémare. Cliquez sur la couverture du livre pour l’acheter.

Le succès de la Manif pour tous

Voulons-nous d’une société qui accouche d’un tel projet ? Voulons-nous d’un monde qui consacre l’indifférenciation des sexes, l’équivalence ontologique, sociale et morale de toutes les pratiques sexuelles, l’interchangeabilité des rôles de père et de mère (négation de la complémentarité homme/femme et père/mère), la dissociation massive de la sexualité et de la procréation ? Voulons-nous in fine d’une société qui abolisse les principes mêmes de la et de l’éducation ? Voulons-nous réellement de cet « Homme nouveau » ? Ces questions font prendre conscience qu’en partant de la logique de non-discrimination des minorités et de l’égalité, on touche en fait de manière beaucoup plus large au « commun ». À partir de là, ce ne sont pas de simples « valeurs menacées » qui sont en cause. C’est ainsi que la notion de « bien commun » a émergé puissamment dans le mouvement social initié par la Manif pour tous. Le vote et la promulgation de la loi Taubira auraient pu signer l’épuisement de ce mouvement social qui s’était constitué pour s’opposer à son adoption. Si l’on s’en tient à ce seul objectif, le combat de la Manif pour tous a été perdu. Cependant, sept mois de manifestations et de combat politique intense ont forgé une détermination à poursuivre le mouvement contre la marche vers le « meilleur des mondes ».

Le succès de la Manif pour tous constitue un tournant historique qui marque un véritable choc psychologique pour notre pays. Ce choc est d’abord celui du nombre : la mouvance LMPT constitue la première force de mobilisation populaire du moment. Il est aussi celui de la jeunesse : une nouvelle génération, qui a vécu son premier véritable engagement politique, a donné au mouvement un élan vital, un souffle de vie irrépressible, notamment porté par le mouvement des Veilleurs. Ce choc est enfin celui de la rue, laquelle est une école accélérée de formation politique. Il est clair que l’odeur du bitume donne à l’action politique une tonalité particulière, une dimension de rude combat plutôt qu’une gentille confrontation d’idées entre gens bien élevés. Ces chocs psychologiques ont éveillé et réveillé des consciences qui ont dit leur refus d’un processus. Jusqu’ici, cette partie de la France réelle se contentait de transmettre des valeurs éducatives dans le cadre domestique des familles, elle a soudainement surgi dans l’espace public pour défendre, non des valeurs privées, mais ce qu’il y avait de plus commun : une humanité constituée d’hommes et de femmes ; une avec un père, une mère et des enfants ; la complémentarité des rôles de père et de mère, et plus largement la valeur des identités sexuées, masculine et féminine.

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19 août 2015

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