L’été dernier, votre serviteur discutait avec des militants engagés dans la lutte contre le mariage gay de la probabilité de voir le peuple de France sortir de sa léthargie. L’élection de Flanby Ier nous rendait sceptiques.

Mais force est de constater que, depuis la manifestation du 24 mars, la contestation du mariage gay a changé de nature. Elle n’est plus simplement la contestation d’une loi absolument grotesque. Elle est le centre de cristallisation et de fédération de l’opinion catholique française qui, depuis plusieurs décennies, était atomisée et avalait les couleuvres du libéralisme-libertaire.

Le mariage gay est la couleuvre qui a fait déborder le vase.

Alors, à quoi assistons-nous ? À un début de contestation de l’ordre moraliste dont la gôgôche est le défenseur depuis mai 68 et que la droite officielle, complexée d’être elle-même, n’ose critiquer que du bout des lèvres quand elle ne l’accepte pas honteusement.

C’est tout le paradigme libéral-libertaire qui est actuellement menacé. Opposition au mariage gay, sentiment anti-union européenne, hostilité du peuple à la venue de nouveaux Roms, tout cela participe du même mouvement de contestation de l’idéologie dominante.

On le voit, le pouvoir commence à paniquer. La répression policière de plus en plus violente, non contre les racailles, mais contre les manifestants, l’annulation des visites en province de divers ministres qui craignent de se faire « lyncher » ou encore le surcroît de propagande pro mariage gay sur les divers plateaux de télévision sont des preuves irréfutables que le gouvernement prend la mesure de sa perte de contrôle sur les événements.

N’en déplaise aux électeurs du Front de gauche, la révolution en France ne peut être que de droite. Et pour cause : les chiens de garde de l’idéologie dominante libérale-libertaire sont de gauche (Canal +, PS, Ruquier, intelligentsia, Commission européenne, etc.). La prochaine révolution sera donc faite par la France de droite. Nous disons bien de droite. L’UMP n’a rien à voir là-dedans puisque sa tête est de gauche malgré une base de plus en plus proche du Front national.

Il est certain que les épaules de Frigide Barjot ne sont pas assez larges pour mener à terme ce contre-mai 68. On la voit déjà s’excuser devant les caméras lorsqu’on évoque certains groupes « nationalistes » (entendre des patriotes qui en ont ras le bol du rabaissement de la France) qui pourraient défiler à ses côtés. Frigide Barjot les réduit, à l’instar de notre classe médiatique, politique et intellectuelle, au rang d’Untermensh, qui n’ont pas droit de cité et à qui on dénie les droits fondamentaux dont tout Français est censé pourtant jouir.

Il est temps que la droite authentique, la droite de droite et non la droite de gauche (UDI, UMP) se décomplexe définitivement et qu’elle balaye la gôgôche libérale-libertaire dont l’UMPS est le cœur.

La banquise craquèle. Ne relâchons pas la pression. Liquider mai 68, c’est maintenant ou jamais.

À lire aussi

L’immigration responsable de la dette ?

On discerne mal comment la France pourra survivre au XXIe siècle. …