Les Français ne mesurent pas l’étendue de leur servitude. Pour faire illusion, on leur a laissé la d’aller et venir. Ils peuvent voyager. Mais les libertés sont étranglées, étouffées, dans à peu près tous les domaines. Ne parlons pas du droit de propriété, réduit à presque rien sous le poids des impôts et des réglementations. Le pire, ce sont les atteintes portées à la liberté d’expression et, au-delà, à la liberté de pensée elle-même, car la police, la justice, l’administration, les censeurs de tout poil s’acharnent à débusquer les mauvais sentiments que nous pourrions cacher dans le tréfonds de notre conscience : je vise par là, bien sûr, cette invraisemblable législation qui s’est développée comme une tumeur cancéreuse depuis la loi Pleven du 1er juillet 1972 et qui condamne la discrimination, ainsi que la provocation à la discrimination, ce qui conduit ipso facto à faire un procès d’intention au malheureux justiciable.

La avait été une conquête de la République, avec la loi du 29 juillet 1881. Elle a tenu bon, vaille que vaille, jusqu’en 1972, en étant simplement écornée à la Libération par les procès infligés à ceux qui étaient accusés de faire l’apologie de la collaboration avec les Allemands. Depuis 1972, rien ne va plus, d’autant que la loi Pleven et les suivantes, qui n’ont cessé de l’aggraver jusqu’à aujourd’hui, ne sont que l’un des trois étages du dispositif de la censure. Juste en dessous, c’est un système médiatique verrouillé, qui déclare "tricards" ceux qui résistent au cosmopolitiquement correct et qui lance des campagnes de désinformation, d’intimidation et de diabolisation quand le silence ne suffit pas à éliminer les récalcitrants. Enfin, à la base, la police de la pensée est assurée dans toute la société par le réseau serré constitué par de multiples institutions et organisations, où se conjuguent les adversaires d’hier, entreprises et syndicats, Église et franc-maçonnerie...

La cause peut sembler désespérée, mais il y a des signes qui laissent entrevoir une possible délivrance. Signes électoraux, d’abord, c’est évident. Signes médiatiques, ensuite, avec le succès d’une radio libre comme Radio Courtoisie, avec le développement de l’information sur Internet. La est un combat. À nous de la vouloir, en n’oubliant pas que la liberté d’expression est celle qui commande toutes les autres. C’est pourquoi le Club de l’Horloge a choisi ce thème pour sa trentième université annuelle, les 15 et 16 novembre à Paris (www.clubdelhorloge.fr).

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13 novembre 2014

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