Chère Valérie,

Suite aux événements récents, je me permets de t’adresser ce petit mot car, dans ces circonstances que j’imagine terriblement douloureuses pour toi, tu dois certainement avoir besoin d’un soutien moral. Quoi de plus normal, pour un citoyen comme moi, que de vouloir soutenir la Première dame de dans la terrible affliction dans laquelle cette trahison la jette.

Je me permets de te tutoyer, dans le but louable de rechercher cette proximité à ton encontre, proximité dont tu dois avoir besoin en ce moment, mais que tu as apparemment eu du mal à établir avec la grande majorité de tes concitoyens. Sois-en certaine, ce tutoiement n’a nullement vocation à dénigrer ton honorable statut, bien que celui-ci reste d’ailleurs encore à définir.

Valérie, très sincèrement, je me demande ce que tu vas faire. Mais sache que tu as mon soutien indéfectible dans tout ce que tu entreprendras pour laver ton honneur bafoué. Tu vas la jouer digne, comme tu l’as toujours été, comme quand tu as contraint notre futur Président à t’embrasser sur la bouche devant la mère de ses enfants qui, j’en suis certain, sera très compréhensive sur ton ressentiment actuel. T'a-t-elle déjà réconfortée ? Ça ne saurait tarder, j’en suis convaincu. Un tweet de soutien, ça va tellement vite de nos jours et ça fait tellement du bien.

Digne tu l’as été. Et digne tu le resteras. Tes six conseillers sont là pour te le rappeler. Ce serait dommage de te dépouiller de tant d’avantages pour une banale histoire de tromperie. Si ça peut te consoler, tu n’es pas la seule, car la plupart de tes concitoyens ont le même sentiment : celui d’avoir été cocufiés pendant presque deux ans. Deux ans déjà. Que le temps passe vite. C’est douloureux, je sais, mais le temps cicatrisera certainement ta souffrance et calmera surtout cette appréhension que tu dois avoir en ce moment. Celle de tout perdre, tes prérogatives, ta dignité et la face.

Deux ans déjà, Valérie. Deux ans qu’on te côtoie. Deux ans et, sincèrement, je n’arrive pas à avoir de l’empathie pour ce qui t’arrive. Je devrais. Mais je n’ y arrive pas. Et je ne suis pas le seul.

Désolé, Valérie, mais je ne peux pas compatir. Car je ne voudrais pas être tenu pour faux, factice, mensonger, hypocrite, illégitime ou arriviste.

Et ça, je suis certain que tu comprendras.

Bien à toi.

PS : Dernière minute. À l'heure où ces lignes seront mises en ligne, nous apprenons l'hospitalisation de Valérie Trierweiler. Pauvre petit bouchon… Ségolène Royal, mère des quatre enfants de son compagnon - François H. –, elle-même un peu bafouée dans son honneur par V. Trierweiler, semblait avoir le cuir un brin plus solide. Nous souhaitons donc un prompt rétablissement à la petite Valérie. Quant au Président normal, il aura bientôt tout loisir de réfléchir à la normalitude, coincé qu'il est entre ses dames… En attendant, quand la presse internationale évoquera la France, ce ne sera plus pour parler de Dieudonné, mais pour s'étendre sur les frasques présidentielles d'un homme n'ayant même pas l'élégance adultérine de ses augustes prédécesseurs. Dans l'affaire, la journaliste de Match aura certes beaucoup perdu. Mais les Français nettement plus.

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13 janvier 2014

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