Le pape François, qui s’est rendu sur l’île de Lesbos à la rencontre de migrants venus de Syrie, a décidé de ramener symboliquement avec lui au Vatican une douzaine d’entre eux, plus précisément trois familles de confession musulmane.

Ce geste, inspiré par l’amour du prochain, ne saurait être reproché au successeur de Pierre, dont la mission consiste à rappeler inlassablement au monde le message de charité délivré par le Christ, qui ne distingue pas entre les enfants de Dieu, quelle que soit la religion qu’ils professent.

En outre, le pape n’ignore pas la souffrance subie par les chrétiens d’Orient, comme il l’a démontré à plusieurs reprises par ses homélies ou lors de ses voyages en Terre sainte ; au surplus, le communiqué final destiné à rendre publique cette opération, cosigné par le patriarche de Constantinople et par l’archevêque d’Athènes, confirme à nouveau la préoccupation du chef de l’Église romaine pour nos frères persécutés.

Cela étant, les marques de sollicitude et de compassion, multipliées par le souverain pontife à l’égard des fidèles de l’islam depuis son élection, ne sont peut-être pas accueillies par la communauté musulmane comme une incitation à respecter ceux qui ne partagent pas leur foi, en particulier les catholiques, mais comme une manifestation de faiblesse, voire de soumission.

Sachant que, depuis les prédications du prophète Mahomet, les cavaliers d’Allah cherchent à conquérir le monde pour le soumettre à la loi coranique et que la prise de Rome constitue un objectif important si ce n’est prioritaire pour les djihadistes de notre temps, il est fort à craindre que l’accueil de ces migrants dans l’enceinte même du Vatican soit davantage perçu par « l’Oumma » comme le signe de la future capitulation de l’ chrétienne que comme un appel à la fraternité universelle de tous les hommes…

Mais surtout, comme l’a récemment souligné l’essayiste Maxime Tandonnet dans les colonnes du Figaro, « l’Europe, tout en ayant le devoir de rester accueillante, notamment aux familles victimes des persécutions en quête d’asile, n’a pas les moyens d’une hospitalité illimitée. Ses capacités à fournir un emploi, un logement et des conditions de vie dignes aux populations venues de l’extérieur ne sont pas indéfiniment extensibles […]. Sauf à plonger le continent dans le chaos de gigantesques poches de détresse et de malheur […], il est indispensable de marquer des limites à ce flux migratoire. »

Or, le pape François ne peut ignorer l’angoisse des peuples européens, dont la civilisation judéo-chrétienne est menacée de disparition par un «  » qu’il faut interrompre au plus vite, comme vient de le répéter Renaud Camus en réaction aux propos tenus par Marion Maréchal-Le Pen, reconnaissant l’existence de ce phénomène.

Alors que la situation de l’Occident ne cesse de se dégrader, le successeur de Benoît XVI pourrait reprendre à son compte les paroles de celui-ci, prononcées le 26 octobre 2010 lors de la Journée mondiale du migrant et du réfugié : « Les États ont le droit de réguler les flux migratoires et de défendre leurs frontières, en garantissant toujours le respect dû à la personne humaine. En outre, les immigrés ont le devoir de s’intégrer dans le pays d’accueil en respectant ses lois et l’identité nationale. »

La déferlante migratoire qui s’abat aujourd’hui sur notre sol défie, par son ampleur, la souveraineté des États et ruine tout espoir d’intégration des populations allogènes fraîchement débarquées.

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