Parce qu’ils n’ont pas la mémoire courte et qu’ils se souviennent qu’à la fin de la Seconde Guerre mondiale, de 1945 à 1946, la de Staline a assassiné des dizaines de milliers de leurs parents et grands-parents.

En effet, avant-guerre, des milliers d’Ukrainiens, de Caucasiens, de Cosaques et de Baltes avaient immigré vers la Pologne et l’Allemagne pour y trouver des conditions de vie moins pénibles, du travail, et surtout pour échapper au bolchevisme.

Lors de l’invasion de l’URSS, fin 1941, la Wehrmacht déportait plusieurs dizaines de milliers d’Ukrainiens, y compris femmes et enfants, vers les usines allemandes pour servir de main-d’œuvre et en incorporait un grand nombre qui souhaitaient se battre contre le communisme, notamment dans l’armée du général Vlassov.

Lors des accords de Yalta, en 1945, la Grande-Bretagne et les États-Unis ont accepté les exigences de Staline et ont renvoyé en URSS, de gré et surtout de force, près de trois millions de ces Russes qui étaient considérés comme prisonniers de guerre.

Des dizaines de milliers furent abattus, dès le pied posé sur le sol russe, et des centaines de milliers dirigés vers les goulags eurent une mort plus lente et plus atroce. Des centaines d’autres se suicidèrent pour ne pas subir le même sort.

Pour mémoire, largement ignoré lors des accords de Yalta, le général de Gaulle fut reçu, sur sa demande, à Moscou par Staline le 29 juin 1945 (archives du Foreign Office). Pis, il accepta – à l’instar des Anglais et des Américains –, les ordres de Staline et du Parti communiste français (Maurice Thorez est alors vice-président du Conseil) pour mieux livrer à l’URSS 102.481 Russes détenus comme prisonniers de guerre dans le camp de Beauregard dont :
– 15 000 avaient été capturés par la 1re armée française.
– 20 456 avaient déserté spontanément et près de 8 000 avaient rejoint les FFL et participé aux combats de la Libération.

Les Ukrainiens sont moins rancuniers contre cette Union européenne dont tous les membres, à l’exception du Liechtenstein, les ont envoyés de force vers une mort programmée.

Pour autant, ont-ils raison d’oublier et, surtout, font-ils le bon choix ?

1 janvier 2014

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