La première raison de la victoire du , c’est le rejet par le peuple britannique des élites mondialisées. Les périphéries urbaines et l’Angleterre rurale ont massivement voté pour quitter l’Union européenne (“leave”). Tous comme les zones ayant souffert de la désindustrialisation et la classe ouvrière blanche qui n’a pas suivi du tout les consignes officielles du Parti travailliste.

La deuxième raison de la victoire du Brexit, c’est la question de l’immigration, qui a été le moteur principal du Brexit. De façon complexe, d’ailleurs.

L’ancien maire de Londres a agité la crainte de la concurrence des travailleurs européens sur les salaires et les emplois des Britanniques (électeurs immigrés du Commonwealth compris).

Son allié et néanmoins rival Nigel Farage, de l’UKIP, a, lui, fait scandale avec une affiche montrant les masses d’hommes venus d’Afrique et du Proche-Orient se pressant aux frontières de l’Union européenne.

La perspective de l’entrée des Turcs sans visa n’a pas, non plus, rassuré.

La troisième raison de la victoire du Brexit est plus surprenante pour un esprit français. Malgré l’exploitation scandaleuse du meurtre de Joanne Cox, la a été équilibrée. Les tenants du “Brexit” ont eu autant droit à la parole que les tenants du “Bremain”. Soros et le Guardian ont fait campagne pour le oui. Mais le Sun a fait campagne pour le non. Le Sun, un tabloïd mal vu de l’oligarchie mais qui se vend à plusieurs millions d’exemplaires : 10 fois plus que Le Figaro ou , 50 fois plus que . Une belle leçon.

Grâce aux Britanniques, nous connaissons aujourd’hui les conditions de la libération des peuples : le recours au et l’existence de médias pluralistes.

24 juin 2016

Les commentaires sont fermés sur cette publication.

À lire aussi

Jean-Yves Le Gallou, sur les Bobards d’or : « Même démonté, un bobard reste dans les esprits et dans les salles de rédaction »

La 12e cérémonie des Bobards d’or se tiendra le 14 juin prochain. Ses prix distingue…