Je croyais que la France était en guerre ou, pour le moins, en état d’urgence maximum. Ah bon, vous en avez eu la preuve, vous, en ces jours de folie footballistique ? Malgré les 10.000 troufions et 5.000 policiers et gendarmes chargés d’arpenter nos trottoirs dans le cadre de l’opération Sentinelle (pour observer qui ?), malgré nos 5.000 policiers mobilisés dimanche soir autour de la tour Eiffel, du Stade de France et des Champs-Élysées, les bandes de racailles descendues de banlieue ont détruit et brûlé comme elles l’entendaient.

D’accord, il y a eu 40 interpellations. Mais quid des autres ? 

Ma curiosité m’a poussé à aller voir les photos que les abonnés des réseaux sociaux ont déposées sur leur comptes. Et sur YouTube. Et là, on comprend que le ministère de l’Intérieur et la préfecture de n’ont rien anticipé. Et quand j’ai entendu sur Europe 1 ou RTL, lundi matin, le représentant de la mairie de Paris oser dire que les 15.000 journalistes accrédités pour l’Euro rapporteront à leurs lecteurs et auditeurs que Paris est la plus belle et la plus tranquille ville du monde, il se moque magistralement de nous. À l’entendre, il faut croire que l’Euro 2016 aura été la plus belle promotion touristique dont la France pouvait rêver ! Regardez la presse mondiale : en dehors des images des matchs, que ce soit les manifs de jeudi ou de dimanche soir, les photos montrent un Paris en feu, ou pour le moins en fumée !

Jeudi soir, au pied de l’Arc de Triomphe, un bus (le 8785) a été attaqué comme une simple diligence au temps du Far West.

Les peaux-rouges d’antan s’étaient transformés en « peaux-brunes » qui avaient troqué leurs flèches contre des pavés, des barres de fer et même un drapeau français dont la hampe servait à cette chance-pour-la-France à frapper avec rage le pare-brise et le conducteur resté à l’intérieur de son bus. La vidéo amateur vue sur YouTube est éloquente. Aucune intervention immédiate des policiers. De peur de provoquer une émeute, sans doute ? Et que dire de ces Français de papiers, si bien intégrés, qui agitaient sous le nez de nos malheureux policiers, qui un drapeau algérien, qui un drapeau du royaume chérifien ?

Bref, la vue générale de la tour Eiffel enrubannée d’une épaisse fumée noire a bel et bien fait le tour du monde. On s’en prend presque à être soulagé que la France ait perdu car, si les Bleus avaient ramené la Coupe d’Europe dans leur bus flambant neuf, les dégâts auraient été sans aucun doute extrêmes sur les Champs-Élysées, dont le préfet avait pourtant annoncé la fermeture dès 22 heures… Annoncé, seulement.

Si ma voiture avait été incendiée ou endommagée ces soirs d’Euro, je pense que j’aurais attaqué en justice Nanard Cazeneuve pour lui demander des dommages et intérêts en conséquence.

Voilà la France attaquée, humiliée par des bandes de casseurs qui ne sont pas ceux de Rennes ou de Nantes, mais de bons citoyens venus se défouler pour oublier, le temps d’un soir, la tristesse de leurs banlieues ghettos.

 Ces jeunes de deuxième ou de troisième génération que la France n’a pas su intégrer ni convertir aux valeurs françaises et dont nos gouvernements n’osent surtout pas mater comme ils le feraient de bons Français si ceux-la décidaient de se rebeller contre une politique désespérément laxiste.

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