Avec une audience de 10 millions de personnes, bien inférieure à 2012, les vœux de François Hollande ont été un non-événement.

Les faibles résultats d’écoute ne sont que le miroir (ou le mouroir) de la « popularité » catastrophique de notre « président leader ». Plus personne ne le croit.

Pourtant, la décomposition accélérée du pouvoir, la suite interminable des couacs et des reniements pourraient avoir quelques vertus pour la France.

En effet, mis à part quelques socialistes nostalgiques, tout le monde a compris qu’il n’y a pas de boussole ni de cap sur le pédalo de notre président. La bonne nouvelle, c’est que telle une aiguille attirée par le pôle magnétique, il est en train – à l’aune de la réalité – de renoncer à toutes ses promesses mensongères et de faire tomber les « croyances » irréalistes qui empoisonnent la France depuis si longtemps.

Ainsi, en 2013, la retraite à 60 ans a été bannie des discours et revendications, sans que cela fasse trop de vagues. Maintenant, François Hollande suggère que la politique socialiste de contrats aidés ne fera pas baisser le chômage, et que pour cela, il faut des entreprises ! Vive la prospérité !

Alors que le Conseil constitutionnel vient de valider la taxe à 75 %, avatar d’une campagne électorale démagogique, François Hollande affirme désormais qu’il faut baisser les impôts. Il l’a dit !

Va-t-il oser expliquer que c’est « juste » ?

Nicolas Sarkozy et François Fillon ont été stigmatisés par François Hollande et ses camarades quand ils voulaient diminuer les dépenses publiques, à la fois en réduisant le nombre de fonctionnaires et en responsabilisant les régions (dont celle de François Hollande, si mal gérée). Maintenant, notre capitaine président dit qu’il faut faire des économies à tous les étages, et annonce 50 milliards de réductions de dépenses jusqu’à la fin du quinquennat.

Enfin, après avoir annulé la mesure de hausse de TVA de la précédente majorité, et expliqué que les entreprises devaient continuer à financer la politique familiale, le gouvernement Hollande a augmenté la TVA et envisage sérieusement de transférer le financement de la politique familiale (35 milliards) sur les ménages.

Il est certainement seul dans son discours, et son camp n’y est pas préparé. La synthèse va être difficile. Mais peu importe. Ses zigzags de communication ne lui redonnent pas d’autorité pour mettre en œuvre les solutions nécessaires, mais ils ont au moins un mérite : devant les Français, il devient incontestable maintenant qu’il faut faire des économies, que l’emploi, c’est dans les entreprises que ça se crée, et que la retraite à 60 ans, c’est fini.

Nous sommes dans un moment de démonstration par l’absurde que les recettes économiques socialistes sont à côté de la plaque, et cela pourrait avoir des vertus pédagogiques pour préparer des lendemains meilleurs.

Gardons espoir. Encore faut-il pouvoir éviter de partir vers d’autres solutions irréalistes qui nous mèneront au chaos.

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