Mais où est passée la Brigade franco-allemande ?

Ce corps mixte de 5.000 hommes – et femmes – créé en 1989 et subordonné à l’Eurocorps depuis 1993 est une “force de réaction rapide” qui peut être engagé sous couvert de l’ ou de l’OTAN en “cas de majeure”. Vous souvenez-vous sur quels théâtres elle est intervenue, hormis les Champs-Élysées le 14 juillet 2013 ?

Que je sache, elle n’est pas impliquée dans la guerre contre , pas davantage que l’Alliance atlantique, d’ailleurs. Et pourtant, il semble bien que l’État islamique constitue un danger majeur pour l’Europe, et en particulier pour les deux États partenaires que sont l’Allemagne et la . Est-il besoin de preuves ?

Certes, nulle alliance ou communauté pas plus qu’un gouvernement n’a, à ce jour, décidé d’engager des troupes au sol contre l’ennemi islamique. Les expériences antérieures d’interventions terrestres, dont la dernière en , ont d’une manière quasi unanime, et à juste titre, convaincu les États de renoncer ou largement différer cette option.

Cependant, une idée me taraude. Des millions de réfugiés ont quitté leur pays en guerre et rejoint l’Europe, et principalement l’Allemagne à l’appel humaniste d’Angela Merkel. La majorité semblent être des hommes jeunes, dont on a pu constater incidemment la santé et la virilité à Cologne et ailleurs. Pourquoi ne pas constituer une de reconquête avec ces jeunes gens valides qui connaissent le terrain et souhaitent, je n’en doute guère, revenir dans leur pays en paix et libérer leurs familles ? Un à 2 % de ces immigrés, sélectionnés – que l’on peut imaginer volontaires – et bien équipés, constitueraient une imposante armée capable de vaincre l’« État islamique » – et seulement lui ! -, avec l’appui constant et redoublé de nos frappes aériennes et en coopération, évidemment, avec les forces des pays concernés voulant recouvrer l’intégrité de leur territoire.

Et c’est sur ce projet offensif que la Brigade franco-allemande pourrait, me semble-t-il, être impliquée et justifier son existence et sa posture opérationnelle en assurant leur formation et leur encadrement, avec une motivation certaine et la bénédiction de l’, s’il en était besoin.

En tant que membre permanent du Conseil de sécurité, la France peut faire entendre sa voix, et montrer son engagement total et déterminé dans la recherche de la paix au Moyen-Orient avec une telle initiative. Et pourquoi pas avec l’assentiment de la Russie, assise également à la table des permanents et largement impliquée dans ce conflit.

29 juillet 2016

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