Il y a quelques années en Belgique, on installa au bord des routes de faux gendarmes en contreplaqué pour inciter les automobilistes à la sagesse. On sait bien qu’au bout d’un temps, les oiseaux finissent par se poser sur les épouvantails, mais la mesure avait au moins le mérite d’être économique.

C’est sans doute pourquoi la France s’en inspire aujourd’hui en installant de faux radars, des “radars leurres”, un jour ici, un autre là, un jour coquilles vides, un jour farcis de leur coûteuse électronique. À vrai dire, ce n’est pas une première : dimanche dernier déjà semblaient en service à Calais des “policiers” qui arrêtent les généraux mais laissent baguenauder les envahisseurs ! Cela ne peut pas être des vrais… De même en Bretagne, un “préfet” interdisait une manifestation au motif qu’il ne se sentait « pas en phase avec ces thèses racistes, provocatrices et xénophobes ». Or, jamais un vrai préfet n’exciperait de ses opinions personnelles pour prendre des décisions administratives !

Naguère, nous eûmes aussi, en toc, un ministre chargé de lutter contre la fraude fiscale qui planquait ses sous en Suisse. On a toujours de faux juges, vrais militants en hermine, qui absolvent les casseurs ou les tueurs de maris, mais encabanent les bourgeois qui auraient eu le culot de se défendre. Des enseignants fictifs qui, au lieu de transmettre des connaissances, fabriquent les électeurs socialistes de demain ; et de faux syndicalistes qui empêchent les salariés de gagner plus. Et, face à eux, de grands patrons factices, issus de l’administration et qui n’ont pas mis un sou dans leurs boîtes, et fabriquent autant de chômeurs que la CGT.

Le tout dans des entreprises dites privées, mais où l’État est majoritaire. Pour nous dissimuler tout cela, il y a des journalistes postiches qui passent la moitié de leur temps à nous cacher ce qu’ils savent, et l’autre à nous expliquer ce qu’ils n’ont pas compris. Et une “droite leurre” qui, chaque fois qu’elle arrive au pouvoir, conserve pieusement les œuvres de la vraie gauche.

On en vient à se demander s’il ne serait pas temps de payer nos avec de faux billets…

11 février 2016

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