À lire un certain article de dans Valeurs actuelles de la semaine dernière, on se demande vraiment si la droite nationale aura un jour l’occasion d’exercer le pouvoir en France en ayant eu au préalable la bénédiction de toute la famille.

L’échéance électorale approchant, la guerre civile larvée que se livrent les clans et les clubs de pensée de droite devient de plus en plus pitoyable et, de surcroît, potentiellement mortelle pour le peuple de droite. Le salmigondis d’alliances possibles que Tillinac suggère pour la droite afin, disons-le clairement, de barrer la route au Front national me fait penser à ce baiser de la mort qui a si souvent, dans l’Histoire fait et défait les alliances, mais surtout amené à terme la mort de celui qui le reçoit.

C’est ainsi qu’il imagine Dupont-Aignan en faiseur de rois si celui-ci acceptait d’apporter ses 4 ou 5 % comme dot dans un mariage électoral avec Sarkozy. Savez-vous comment finit le mâle après l’accouplement chez monsieur et madame mante religieuse ? Au jeu d’échecs, l’échec et mat est donné par la dame (Sarkozy), qui se positionne contre le roi adverse (Dupont-Aignan) tout en étant protégée. On connaît la suite ! Dans la Mafia, ce baiser de la mort exprime, pour celui qui le reçoit, sa mort violente prochaine. Ce baiser est enfin l’expression consacrée pour désigner le rapprochement d’un individu vers un autre mais qui, en réalité, ouvre la voie à des hostilités ultérieures. 

Quoi qu’il en soit, Tillinac manifeste encore une fois son désamour pour Marine Le Pen qui, dit-il de façon un peu hautaine, “fait son miel électoral chez les prolétaires et dans les franges précarisées des classes moyennes”. Il ne tolérerait pas que cette droite-là arrive aux affaires sans qu’il l’ait adoubée et dotée d’un certificat de bonne moralité. Il ne lui accorde, dans ce texte, pas même un soupçon de cette solidarité qui aurait dû être le dénominateur commun du peuple de droite – sensibilités et courants mis à part.

L’échéance électorale approchant, on aurait pu envisager un frémissement de sympathie chez tous ceux qui ont toutes les raisons de mettre entre parenthèses les nuances qui les séparent pour porter à bout de bras cette idée nationale qui devrait les unir. On retombe, au contraire, dans un tout à l’ego indestructible qui est en passe de faire de la droite nationale française la droite la plus bête du monde. La Corrèze de Tillinac n’échappe pas aux querelles de clochers et Denis en est l’un des principaux sonneurs …

2 octobre 2016

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