Discours - Editoriaux - International - Politique - 20 décembre 2016

Les Français résignés face à tous ces irresponsables qui nous gouvernent ?

Angela Merkel n’était pas sans connaître les risques qu’elle prenait en ouvrant en grand les frontières allemandes aux flots de migrants qui ont déferlé sur l’Europe au cours de ces derniers mois. Ainsi, si l’hypothèse selon laquelle l’auteur de l’attentat de Berlin du 19 décembre est bien arrivé en Allemagne comme demandeur d’asile en février 2016 se confirme, la chancelière allemande n’aura plus qu’à assumer la responsabilité de ce nouveau carnage. À elle d’en tirer les leçons qui devraient, en toute logique, la pousser à démissionner.

Mais on connaît le courage des dirigeants politiques. Ils sont plus prompts à faire des discours et allumer des bougies qu’à assumer, dans l’honneur, les conséquences de leurs décisions. La France, à cet égard, constitue un exemple flagrant. Malgré les nombreux attentats qui, sur notre sol, ont causé des centaines de victimes, pas un seul de nos gouvernants n’a fait face, en démissionnant, à ses fautes. Bien plus : certains d’entre eux ont même bénéficié d’une promotion, à l’instar d’un Bernard Cazeneuve devenu Premier ministre, après son triste bilan Place Beauvau.

Comme s’il en était encore besoin, cette nouvelle tuerie nous confirme que les actuels dirigeants européens sont dans l’incapacité la plus totale de faire face à une menace terroriste grandissante. Leur incapacité est tout d’abord politique. Les faits révèlent, en effet, qu’ils n’ont pas su prendre conscience du rôle qui était le leur sur la scène internationale, n’hésitant pas, pour certains, à se lancer dans des aventures militaires inconsidérées, et soutenant, dans les faits, des fractions islamistes. Elle est ensuite sécuritaire, car ils n’ont pas pris la mesure des troubles à l’ordre public et des risques majeurs que ne pouvait manquer d’entraîner une politique migratoire irresponsable, dans un contexte mondial qui fait du terrorisme un risque majeur. Elle est morale, enfin, lorsqu’ils n’hésitent pas à se montrer les chantres d’un ordre humanitaire bien-pensant, au mépris de la sécurité de leurs propres concitoyens.

Malgré des victimes innocentes qui, au fil des mois, s’accumulent, on ne voit malheureusement aucune amélioration se profiler. En France, les frontières restent ouvertes. Les policiers continuent, dans une indifférence médiatique coupable, de manifester leur mécontentement face à des conditions de travail déplorables et un manque de moyens matériels et juridiques adaptés à la situation. Dans la torpeur d’une fin d’année qui aura vu la France endeuillée comme jamais, où les Français sont condamnés à croiser les doigts, espérant ne pas être victimes du prochain attentat en faisant leurs courses pour les fêtes, nos politiques paraissent plus préoccupés par leur avenir électoral que par la situation catastrophique que connaît notre pays.

Oui, la France se résigne peu à peu. Aucune de ses élites ne paraît plus, aujourd’hui, en mesure de faire face aux terribles menaces qui pèsent sur le monde, préférant se réfugier dans des débats philosophico-existentiels arbitrés par des instances nationales et internationales impuissantes. Face à ces démissions successives, qui s’apparentent à une soumission face à un ordre religieux criminel, ne reste-t-il d’autre solution que d’attendre la lame du couteau qui tranchera la gorge, la bombe qui explosera dans un lieu public ou – dernière innovation des islamistes – le camion fou qui fauchera des dizaines de vie ? C’est à cette question qu’il est urgent de répondre.

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