Cinéma - Culture - Editoriaux - Histoire - Médias - 17 juin 2016

Les Français défendront leur langue quand ils réapprendront à aimer la France

Qu’il s’agisse du contenu des programmes scolaires, notamment en matière historique, des lois mémorielles accusatrices ou de la commémoration des événements les moins valorisants de notre passé, les Français sont continuellement amenés à se repentir des prétendus crimes commis par leurs ancêtres.

Car c’est bien connu, nos aïeux n’étaient que d’infâmes esclavagistes, d’ignobles colonisateurs et de méprisables collaborateurs du IIIe Reich national-socialiste persécutant les juifs ! Sommés de battre leur coulpe, voire de réparer en monnaies sonnantes et trébuchantes les descendants des supposées victimes de ces forfaits impardonnables, nos compatriotes finissent par détester leur propre patrie, coupable de tant d’horreurs.

Cette idéologie de la repentance conduisant à la haine de soi, fondée sur une approche déformée et souvent anachronique du passé et qui prospère d’autant plus facilement que la plupart de nos concitoyens ignorent leur histoire et sont vivement encouragés par l’Éducation dite nationale de s’enfoncer encore plus dans cette ignorance, vise à désarmer moralement et intellectuellement le peuple français et, plus largement, tous les peuples d’Europe partageant la même civilisation.

En effet, rien de tel pour faire accepter l’hégémonie économique, financière, commerciale, mais aussi culturelle et linguistique des États-Unis et, concomitamment, la présence croissante de populations allogènes sur notre sol, lesquelles dans leur grande majorité ne maîtrisent nullement la langue de Molière et qui, tout en bénéficiant de la générosité de notre modèle social, ne rêvent que d’Amérique…

Comment expliquer autrement l’apathie, voire la complaisance de bien des Français devant l’invasion de l’anglo-américain dans le monde du travail, les médias, la publicité ou le cinéma ? De même, l’initiation à l’anglais dès la maternelle, puis tout récemment l’apprentissage de l’arabe au cours préparatoire, imposés par le ministère de l’Éducation nationale à tous les élèves, auraient dû provoquer un tollé d’indignation, d’autant que cette « fabrique de crétins » produit déjà depuis des années des illettrés incapables de s’exprimer dans un français intelligible.

Pour que nos compatriotes retrouvent le courage de se battre pour conserver le droit de vivre et de parler français en France, il est indispensable de leur redonner la fierté d’appartenir à une nation « venue du fond des âges » qui donna au monde tant de savants, de bâtisseurs, d’artistes, d’écrivains et de poètes !

Comme nous y invite Andreï Makine, le grand romancier d’origine russe devenu français de plume et de cœur et fraîchement élu sous la Coupole, nous devons tous défendre et servir la langue de cette « France qu’on oublie d’aimer ».

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